Au Burundi, le 5 juin 2025 a été une journée hors du commun pour marquer l’histoire démocratique où des burundais estimes à 6 millions d’électeurs sont appelés à élire les députes et les conseillers communaux. Le scrutin organisé dans 14 521 bureaux de vote répartis sur tout le territoire d’après les précisions de la CENI.
Néanmoins, à Rumonge, pleines irrégularités ont été signalées comme : des mandataires qui ont été refusés d’accéder aux bureaux de vote, des gens surpris en train glisser des bulletins dans l’urne pour le compte du CNDD-FDD … Ce qui suscité une manière de cacher des irrégularités en empêchant toute observation indépendante.
Le climat électoral à Rumonge a été assombri par de graves accusations de fraudes. Un responsable d’un parti politique d’opposition qui n’a pas souhaité de révéler son identité, affirme que les élections communales et législatives ont Rumomge ont été « marquées par des irrégularités flagrantes, planifiées et exécutées par les autorités administratives, les responsables du parti CNDD-FDD et les présidents de certains bureaux de vote ».
Des cas concrets de manipulation du vote ont été signalés dans plusieurs localités de la commune de Rumonge, notamment dans les quartiers urbains, à Kizuka, Minago et Kigwena et en commune Burambi province de Rumonge.
Au centre de vote situé au quartier Mugomere 1, un mandataire contacté a rapporté que le chef de ce quartier a été surpris en train de glisser une trentaine de bulletins dans l’urne, alors que peu d’électeurs s’étaient encore présentés.
Dans la zone de Kizuka, un président de bureau de vote aurait été vu en train de voter à la place des citoyens, Sur la colline Mwange, également dans la zone de Kizuka, les mandataires des partis politiques ont été empêchés d’accéder aux bureaux de vote, ce qui va à l’encontre des règles électorales en vigueur. Le même constat a été fait à Cabara zone kigwena Minago où aucun mandataire n’a été autorisé à observer les opérations électorales.
Pour un des responsables politiques dont les mandataires ont été refusés d’accéder aux bureaux de vote, cela s’interprète comme signe éloquent de fraude électorale en voulant cacher des irrégularités en empêchant toute observation indépendante.
Interpellée sur la situation, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a rappelé que « les membres des bureaux de vote n’ont aucun droit d’interdire l’accès aux mandataires munis d’accréditations délivrées par la CENI ». Mais selon les observations de journalistes de la Synergie des Médias déployés dans la région, les présidents de bureaux de vote ne disposaient pas d’équipements radio pour recevoir en direct les instructions de la CENI, compromettant ainsi la bonne crédibilité de ce processus.