DECLARATION DE LA SOCIETE CIVILE INDEPENDANTE SUR LE REFUS DU GOUVERNEMENT DU BURUNDI A METTRE EN APPLICATION L’ARRET DE LA COUR DE L’EAC N°1/2020 du 25/11/2021 QUI A CONFIRME L’ILLEGALITE DU TROISIEME MANDAT DU PRESIDENT DU BURUNDI EN 2015

A l’occasion du quatrième anniversaire de l’arrêt N°01/2020 de la chambre d’appel de la Cour
de Justice de l’Afrique de l’Est qui a été rendu à Bujumbura en date du 25 novembre 2021 et
qui a déclaré définitivement le troisième mandat de Nkurunziza comme étant illégal, les
organisations de la société civile burundaise signataires publient la présente déclaration afin de
rappeler le caractère contraignant de cette décision et de dénoncer son non-respect par le
Gouvernement du Burundi.

Télécharger la déclaration ici: Déclaration-quatrième anniversaire Arrêt EAC-25nov2025

Burunga/ Un correspondant du Renouveau du Burundi pris pour cible des Menaces lors d’un Repotage à Makamba

Mardi 18 Septembre 2025, une scène s’est jouée au hangar de distribution des intrants agricoles du chef-lieu de la commune Makamba au moment où Léonard Maroha faisait un reportage sur les lieux. Ce qui devait etre un reportage de routine s’est finalement transformé en véritable intimidation et menaces à l’endroit de Léonard Maroha, Journaliste correspondant du Renouveau du Burundi en province de Burunga.

Alors qu’il venait de prendre quelques photos illustrant la distribution des intrants, le journaliste a été interpellé brutalement par Dieudonné Irakoze, un jeune Imbonerakure qui supervisait l’activité du jour. Ce dernier s’est lancé à sa poursuite, tentant de l’entrainer de force à l’intérieur du hangar. Le responsable des lieux s’y est opposé, lui refusant l’accès. Le chef de zone Makamba, arrivé sur place, a rappelé qu’il connaissait le journaliste et la légitimé de son travail. En dépit de cette intervention de l’autorité zonale, Dieudonné Irakoze a continué de harceler le journaliste, allant jusqu’à exiger la suppression immédiate de toutes les photos prises.

Derrière cet acharnement, plusieurs habitants expliquent une réalité troublante » Certains imbonerakure envoyés assurer la supervision des distributions seraient en réalité à l’origine du désordre sur place. Ils exigeaient des pots de vin pour permettre à certains bénéficiares d’obtenir de grandes quantités d’intrants, alorque d’autres ne recoivent qu’un sac… ou rien du tout.

D’autres prétendaient récupérer  » les quantités destinées à leurs quartiers ou collines », pour les distribuer plutot aux commercants. Ces pratiques régulièrement dénoncées, alimentaient un réseau opaque où les volumes d’intrants sont détournés au profit de quelques privilégiés issus du parti au pouvoir. Le journaliste s’exprime clairement qu’ils voulaient masquer les magouilles qu’ils commettent.

Face à la menace, Léonard Maroha a contacté le Gouverneur de Makamba, qui aurait saisi le procureurprès la cour d’Appel de Makamba, Armand Bisese. Ce drenier prévoyait d’entammer des enquetes et de faire comparaitre Dieudonné Irakoze. Mais, l’affaire ne prendra de chemin suite à l’intrusion des autorités administratives et des cadres du CNDD-FDD intervenus pour étouffer le dossier incitant au réglement de l’affaire à l’amiable. Cela s’vère un énième signe inquiétant pour les défenseurs de la presse, qui trovent dans cet épisode une tentative explicite de faire tout témoin genant. Dans un contexte où les distributions d’intrants sont déjà entachées de favoritisme, de détournements et d’extorsions, l’agression d’un journaliste apparait comme un symptome supplémentaire d’un système qui refuse la transparence.

UNE MORT ATROCE : UN ADOLESCENT RETROUVE MUTILE SUITE A UN ACTE DE TORTURE PARTICULIEREMENT BARBARE EN COMMUNE MPANDA

UNE MORT ATROCE : UN ADOLESCENT RETROUVE MUTILE SUITE A UN ACTE DE TORTURE PARTICULIEREMENT BARBARE EN COMMUNE             MPANDA

Un adolescent de 19 ans, Nsengiyumva Labani, domestique chez un imbonerakure du nom de Akimana Ayloy résident à la 2eme transversale de la  nouvelle colline  de Caniza, zone Gihanga commune Mpanda a été retrouvé atrocement mutilé dans un canal d’eau servant à l’irrigation des cultures de riz. La victime avait été détenu préventivement et ses parents s’étaient engagés à rembourser la valeur des objets volés à l’employeur, Akimana Ayloy, sur ordre de l’OPJ et le jeune a été relâché dans la soirée du 10.11.2025 et est disparu aussitôt. Pourtant l’employeur s’y était opposé publiquement. Après trois jours de libération, le jeune Nsengiyumva Labani a été retrouvé mort, ligoté et lacéré à la machette sur tout le corps avant que ses yeux ne soient crevés, laissant supposer un acte de torture particulièrement barbare.

Integralité de l’article ici: Article Assassinat atroce a Gihanga

ESDDH dénonce ces crimes odieux, preuves d’un haut niveau de violation des droits humains, devenu un fléau national et demande aux autorités burundaises de redresser la situation avant qu’il ne soit trop tard