Des arrestations pour fraude électorale dans le scrutin collinaire : cas de la commune Rumonge, province Burunga

Au Burundi, un scrutin collinaire a été organisé ce lundi 25 août 2025 et a vu de graves irrégularités flagrantes avec un faible engouement citoyen pour participer pleinement dans ces élections au niveau collinaire. Cela s’est passé dans plusieurs localités du Burundi comme il en est le cas de différents bureaux de vote en commune de Rumonge où six personnes ont été arrêtées pour fraude électorale, dont 3 présidents de bureaux de vote à Rumonge, dans la province de Burunga

Lire la suite ici: Rumonge. Irregularite au Scrutin collinaire 2025

 

Lettre de plaidoyer pour le renouvellement de mandat du RS au Burundi

À l’attention des Représentants permanents des États Membres et Observateurs du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (Genève, Suisse)

Les organisations signataires de la présente Lettre de plaidoyer précisent que face à la multiplication des facteurs de risque, il est impératif de proroger le mandat du Rapporteur spécial

Alors que de graves violations et atteintes aux droits humains continuent  d’être commises au Burundi dans un contexte d’impunité généralisée, et que le pays est entré dans un long cycle électoral, qui a commencé avec les élections législatives et communales de 2025 et culminera avec l’élection présidentielle de 2027, et qui est associé à de multiples facteurs de risque de violations graves des droits humains et d’atrocités criminelles, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies devrait maintenir son examen rigoureux de la situation dans le pays.   Lors de sa 60ème session (8 septembre-8 octobre 2025), il devrait proroger le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Burundi

2025 marque le dixième anniversaire du déclenchement de la crise de 2015, laquelle demeure non résolue. La 60ème session du Conseil marquera le dixième anniversaire de sa première réponse significative à la crise, la résolution 30/27, et sera la dernière session avant les dix ans de la session extraordinaire qu’il a tenue pour répondre à la crise au Burundi, le 17 décembre 2015.

Dix ans plus tard, la situation des droits humains au Burundi demeure très préoccupante et aucune réforme structurelle n’a permis de répondre aux préoccupations de longue date en matière de droits humains, de gouvernance, de justice et d’État de droit. Les violations se poursuivent en toute impunité, et la totalité des problèmes mis en évidence dans les précédentes lettres de la société civile demeurent. Il s’agit notamment d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, d’arrestations et de détentions arbitraires, d’actes de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, de violences sexuelles et sexistes, de graves restrictions aux droits à la liberté d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association, ainsi que de graves violations des droits économiques, sociaux et culturels. « En ce moment critique pour le Burundi, le mandat du Rapporteur spécial reste indispensable »

Lire l’integralité de la lettre de plaidoyer ici: HRC60 – Civil society letter on BURUNDI (French) (1)

 

DECLARATION DE ESDDH SUR LA VIOLATION FLAGRANTE DU DROIT AU LOGEMENT POUR LES PRISONNIERS BURUNDAIS

« Une prison privatisée au Burundi ? Triste réalité au cœur des préoccupations des défenseurs des droits humains »

Le droit international et la législation nationale burundaise reconnaissent un ensemble de droits fondamentaux aux détenus, même s’ils sont privés de liberté. Ces droits visent à garantir leur dignité, leur santé, leur réinsertion et à prévenir les traitements inhumain sou dégradants. Néanmoins, avec un total de 11 prisons qui hébergent des détenus de tout âge provenant de tous les coins du pays, ces établissements pénitentiaires burundais, connaissent d’énormes difficultés pour la survie des détenus y compris notamment le droit d’hébergement

Lire la déclaration ici: Declaration_Violation_du_Droit_au_Logement_pour_les_detenus_au_Burundi[1]