La rentrée Judiciaire 2025-2026/bilan d’infractions traitées sous réserve des crimes commis par les agents de l’Etat.

Bujumbura, vendredi 26 Septembre 2025, lors de la cérémonie officielle marquant la rentrée judiciaire 2025-2026, tenue à l’hémicycle de Kigobe en mairie de Bujumbura, le procureur général de la République, Léonard Manirakiza, a présenté un bilan préoccupant des infractions traitées au cours de l’année judiciaire écoulée.

Selon le procureur général, Léonard Manirakiza, plus de 5400 cas de vols aggravés ont été enregistrés durant l’année judiciaire écoulée. Parmis les chiffres les plus alarmants,5451 cas de vols commis avec des circonstances aggravantes ont été enregistrés par le ministère public. Selon lui, ces infractions dominent les statistiques judiciaires de l’année précédente, sans que les motifs qui poussent une partie de la population à commettre ces actes ne soient clairement identifiés. Outre les vols, le parquet a également identifié et traité

  • 2505 dossiers de coups et blessures,
  • 1134 dossiers d’accidents de roulage,
  • 633 dossiers d’escroquerie,
  • 443 dossiers de faux et usage de faux,
  • 415 dossiers de viols,
  • 271 dossiers de violences conjugales,
  • 212 dossiers de rébellion,
  • 169 dossiers de destruction méchante des champs,
  • 109 dossiers de traffic illicite d’etres humains,
  • 78 cas d’abus de confiance.
  • Le procureur Général de la République Léonard Manirakiza a précisé que l’analyse des causes sous-jacentes de ces infractions sera une priorité pour l’année judiciaire 2025-2026. L’objectif,selon lui, est d’élaborer des stratégies de prévention plus efficaces pour mieux gérer et réduire la criminalité dans le pays.  Signalons que parmi les cas d’infractions et de crimes recensés, ceux qui incriminent les agents des services de l’Etat( services de renseignements policier,militaire et crimes commis par la jeunesse ,imbonerakures,affiliée au parti au pouvoir ) notamament les enlèvement qui s’exécutent à un rythme inquiétant, les exécutions extra-judiciaires, disparitions forcées, etc… n’ont pas été évoqués. Des questions multiples surviennent dans l’esprit de tout en chacun et présument l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire par l’Exécutif.

Crainte pour la vie de la Journaliste Sandra Muhoza

En date du 26 Septembre 2025 vers 15h, la journaliste Sandra Muhoza a été extirpée de la prison centrale de Mpimba à une destination non préalablement communiquée. Elle a connu un transfert de la prison de Mpimba à celle de Ngozi. Mais ce transfert n’a pas été fait sur demande de l’intéressée car cela a été fait à sa grande surprise. Selon nos sources en provenance de la justice qui gardent anonymat, cette décision aurait été pensée depuis longtemps. Sugnalons que la victime vient de passer plus de deux ans de séjour carcéral de facon illégale.

Cette décision fait suite au désistement de la cour d’Appel de Mukaza,qui s’est déclarée incompétente pour son cas, mais plutot que c’est la cour d’Appel de Ngozi qui reste seule compétente pour instruire le dossier de la Journaliste Sandra Muhoza. Son transfert mérite un suivi étroit et réaliser si rééllement elle est arrivée à Ngozi dans la mesure où dans ces derniers jours, on assiste à des détenus qui ont été sortis de la Prison de Ngozi par le Responsable de la prison en complicité avec les services de Renseignement de la localité à une destination non encore communiquée. On citerait nominativement les cas de l’Adjudant Ildéphonse Nimubona et Isidore Bayubahe qui restent introuvables depuis à peu près un mois. Nous craignons que la journaliste Sandra Muhoza risque de subir le meme sort.