Un policier arreté à Matana pour de graves violences sur mineure.

Accusé pour graves violences sur mineure, un policier du nom de Ntiranyibagira Jean Claude a été arrêté à Matana et detenu en date du 22 janvier 2026 au cahot de la police communale de Matana.

Un policier répondant au nom de Jean Claude Ntiranyibagira a été interpellé et placé en détention depuis le 22 janvier 2026 dans la commune de Matana, province Burunga. Il est accusé d’avoir violemment agressé une adolescente de 15 ans, lui causant de graves blessures. L’affaire suscite une grave indignation au sein de la population de Matana et des organisations des droits humains.

Une adolescente grièvement blessée.

Les faits se seraient produits sur la colline Vyuya, en commune Matana de la province Burunga. La victime Cynthia Irakoze, âgée de 15ans, est élève en cinquième année de l’Ecole Fondamantale (ECOFO) de Himbure. Selon les informations provenant des autorités administratives locales et du personnel médical de l’hôpital de Matana, la jeune fille a été agressée avec extrême violence, mettant sa vie en danger.

Les faits révélés par des témoins.

D’après les témoignages recueillis sur place, l’adolescente était en train de ramasser du bois de chauffage en compagnie avec d’autres enfants lorsque le policier l’aurait attaquée. Les autres enfants, témoins de la scène, affirment avoir vu l’agent de police frapper violemment leur camarade, avant de prendre la fuite pour alerter les parents de la victime.  La famille de Cynthia Irakoze indique que la jeune fille a perdu connaissance après avoir été frappé contre des pierres. Depuis le 16 Janvier, elle était dans un état critique et n’a repris la parole que le 22 Janvier, date à laquelle le présumé agresseur a été arrêté après plusieurs jours de fuite. La victime est actuellement hospitalisée depuis une semaine à l’hôpital de Matana, où elle continue de recevoir des soins.

Indignation et appel à la justice.

Les voisins, les habitants de la colline Vyuya ainsi que les organisations de défense des droits des femmes et des enfants exigent que le policier soit sévèrement sanctionné, conformément à la loi, afin de servir d’exemple et de prévenir de tels actes.

L’administratrice communale de Matana, Gloriose Niyubahwe, confirme que le policier est détenu au cahot de la police communale de Matana dans le cadre des enquêtes en cours. Elle appelle la population à faire preuve de retenue, en attendant que la justice suive son cours.

Libération des prisonniers à Ngozi/Pas à saluer mais le chemin encore long.

La libération des détenus dans les maisons de détention pénitentiaire Hommes & Femmes de NGOZI. C’est un pas à saluer pour les droits des prisonniers mais le chemin est encore long compte tenu de la surpopulation carcérale à Ngozi et dans 10 autres prisons du Burundi. Au total, 217 détenus ont été libérés ce 16 Janvier 2026 à l’issue d’une décision du Parquet Général de la République. Parmi eux figuraient 195 Hommes, 19 femmes et 3 mineurs. La cérémonie de libération a été rehaussé par la Procureure Générale, Rose NKORERIMANA.

Cette mesure s’inscrit dans la politique de désengorgement des établissements pénitentiaires, visant notammant les détenus ayant déjà purgé leur peine ou impiqués dans des infractions mineurs. Une attention particulière a été accordée aux personnes agées, aux femmes et aux prisonniers poursuivis pour des délits légers, conformément aux principes de protection des droits Humains.

Les autorités judiciaires eux-memes ont rappelé que la surpopulation carcérale constitue une violation des droits fondamantaux des prisonniers, notammant le droit à la dignité humaine, à la santé et à des conditions de détention décentes. A titre illustratif, la prison centrale de Ngozi compte actuellement 1856 détenus, alors que sa capacité d’accueil est limitée à 400 personnes.

Les Organisations de défense des droits humains et les citoyens ont salué la mesure, tout en estimant que le nombre de détenus libérés s’avère insuffisant face à l’ampleur de la surpopuation carcérale. Ils appellent à des mesures durabes, incluant l’accélération des procédures judiciaires et le respect strict des droits des personnes privées de liberté. Les autorités, de leur coté, ont exhorté les prisonniers libérés à s’engager dans des activités de développement communautaire et à respecter la  loi  afin d’éviter toute récidive. Mais certaines questions surgissent à l’esprit du défenseur et de la loi:

– Pourquoi cette libération ne touche pas d’autres détenus qui ont déjà purgé leur peine depuis des années,

– Sur fond de quelle loi la Procureure Générale libère une partie de détenus en droit d’etre   libérés laissant l’autre qui devait jouir de la libération.

On salue la mesure prise à Ngozi, tout en espérant une extention aux détenus en détention arbitraire et dans toutes les prisons.