Libération des prisonniers à Ngozi/Pas à saluer mais le chemin encore long.

La libération des détenus dans les maisons de détention pénitentiaire Hommes & Femmes de NGOZI. C’est un pas à saluer pour les droits des prisonniers mais le chemin est encore long compte tenu de la surpopulation carcérale à Ngozi et dans 10 autres prisons du Burundi. Au total, 217 détenus ont été libérés ce 16 Janvier 2026 à l’issue d’une décision du Parquet Général de la République. Parmi eux figuraient 195 Hommes, 19 femmes et 3 mineurs. La cérémonie de libération a été rehaussé par la Procureure Générale, Rose NKORERIMANA.

Cette mesure s’inscrit dans la politique de désengorgement des établissements pénitentiaires, visant notammant les détenus ayant déjà purgé leur peine ou impiqués dans des infractions mineurs. Une attention particulière a été accordée aux personnes agées, aux femmes et aux prisonniers poursuivis pour des délits légers, conformément aux principes de protection des droits Humains.

Les autorités judiciaires eux-memes ont rappelé que la surpopulation carcérale constitue une violation des droits fondamantaux des prisonniers, notammant le droit à la dignité humaine, à la santé et à des conditions de détention décentes. A titre illustratif, la prison centrale de Ngozi compte actuellement 1856 détenus, alors que sa capacité d’accueil est limitée à 400 personnes.

Les Organisations de défense des droits humains et les citoyens ont salué la mesure, tout en estimant que le nombre de détenus libérés s’avère insuffisant face à l’ampleur de la surpopuation carcérale. Ils appellent à des mesures durabes, incluant l’accélération des procédures judiciaires et le respect strict des droits des personnes privées de liberté. Les autorités, de leur coté, ont exhorté les prisonniers libérés à s’engager dans des activités de développement communautaire et à respecter la  loi  afin d’éviter toute récidive. Mais certaines questions surgissent à l’esprit du défenseur et de la loi:

– Pourquoi cette libération ne touche pas d’autres détenus qui ont déjà purgé leur peine depuis des années,

– Sur fond de quelle loi la Procureure Générale libère une partie de détenus en droit d’etre   libérés laissant l’autre qui devait jouir de la libération.

On salue la mesure prise à Ngozi, tout en espérant une extention aux détenus en détention arbitraire et dans toutes les prisons.