Peine de 5ans de prison pour propagation de fausses rumeurs sur un prétendu de vol de sexe à cibitoke

Le tribunal de grande instance de cibitoke a condamné, lundi, 9mars, un homme à cinq ans de prison ferme pour avoir affirmé au quatier Nyakagunda, zone Rugombo de la commune cibitoke en province de Bujumbura que son sexe lui avait été volé. La justice dénonce une rumeur infondée qui alimentait la psychose observée ces derniers jours dans plusieurs localités du pays.

La peine prononcée a été faite à l’endroit de Marc HAKIZIMANA, père de trois enfants du quartier Nyakagunda, accusé d’avoir semé la panique en affirmant que son sexe avait disparu après avoir été touché par des inconnus.

Depuis des jours, une rumeur de vol d’organes génitaux dans différentes régions du pays. Certains qffirment que des individus, présentés comme des congolais, toucheraient des passants, après quoi des hommes déclareraient avoir perdu leur sexe et les femmes leurs seins.

Cependant, selon le parquet de cibitoke, les enquetes ont établi que les déclarations de l’accusé étaient mensongères.Les autorités judiciaires ont constaté que l’homme possédait toujours son organe et ne présentait aucune anomalie.

Mise en garde de la justice.   

Le président du tribunal de grande instance de Cibitoke a mis en garde toute personne qui propagerait de fausses informations ou tenterait d’exploiter cette rumeur pour trouble de l’ordre public. Il a averti que toute personne arretée entrain de semer la paniqueou d’attiser la population, notamment en se préentant avec des objets suspects comme des ficelles ou d’autres accessoires, sera considérée comme un ennemi de la nation et jugée en flagrance afin de rétablir rapidement le calme dans le pays.

Deux personnes retrouvées pendues à cibitoke.

Les corps sans vie des deux personnes ont été découverts pendus dimanche 8mars 2026 dans des localités différentes de la province. Tandis que la mort d’une femme octogenaire, soulève d’énormes interrogations parmi les habitants, un homme de  42ans aurait laissé une lettre d’adieu dans laquelle il demande pardon pour ceux qu’il aurait offensés.signalons que les deux corps étaient pendus à corde.

Les victimes sont Nahayo Marie, femme agée de 80ans, habitante de la transversale 6 du quartier Kagazi, en zone cibitoke, et Eric NDAYISENGA, originaire de la sous-colline Rutaba, colline et zone Nyamakarabo, commune Mugina , province de Bujumbura.

Selon des informations reccueillies sur les lieux, la mort de l’octogénaire suscite de sérieuses interrogations parmi les rivérains. Plusieurs habitants estiment en effet qu’il srait difficile pour cette femme agée de s’etre elle-meme pendue à un arbre située dans sa cour, faute de frce suffisante. Face à ces doutes, des voix s’élèvent dans le voisinage pour réclamer l’ouverture d’une enquete afin d’établir les circonstances exactes de ce décès et faire toute la lumière sur cette affaire.

  Une lettre d’adieu retrouvée.

Dans le second cas, celui d’Eric Ndayisenga, des sources locales indiquent qu’il aurait laissé une lettre dans laquelle il demande pardon aux personnes qu’il aurait offensées ou lésées. D’après certains habitants de la localité, l’homme était connu comme un imbonerakure , membre de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, et avait la réputation d’entretenir des relations conflictuelles avec plusieurs personnes du voisinage. Certains témoignages affirment qu’il aurait, à plusieurs reprises, ménacéou agressé d’autres habitants, se prévalant de son appartenance politique pour se dire  pour se dire intouchable.

Dans la localité, certains habitants disent ne pas regretter sa disparition. Fait inhabituel, peu de personnes se seraient rendues à son domicile le premier jour pour présenter leurs condoléances. Son corps aurait été pris en charge uniquement par les membres de sa famille. Les autorités locales n’ont pas encore communiqué officiellement sur ceus deux décès. Une enquete pourrait permettre d’éclaircir les circontances exactes de ces drames.

Une employée de la CNIDH portée disparue au Burundi

Une employée de la commission nationale indépendante des droits de l’homme(CNIDH) est portée disparue depuis le 25 février 2026 à Bujumbura. Il s’agit de Chadia Mukaremera, dont la diparition reste, jusqu’à présent, entourée de nombreuses d’ombre.

Selon les informations communiquées par le vice-président de la CNIDH, Gérard Rugemintwaza, chadia Mukaremera a quitté son domicile dans la matinée du 25 Février 2026 pour se rendre au lieu de travail. Arrivée vers 7heures sur l’avenue Muyinga, non loin du siège de la CNIDH,elle aurait recu un appel téléphonique d’un collègue.

Aucours de cet échange, elle aurait indiqué qu’elle se rendait au service. Depuis ce moment, son téléphone est resté éteint et elle ne s’est jamais présentée à son poste de travail.

Dans une déclaration faite au lendemain de sa disparition, puis lors d’une conférence de presse organisée le 8 mars2026 à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le vice-président de la commission a que l’institution n’a ménagé aucun effort pour tenter de la retrouver. « Nous regrettons de ne pas etre avec elle aujourd-hui. Les circonstances de sa disparition ne sont pas connus », a déclaré Gérard Rugemintwaza. Il a précisé que des recherches ont été menées à son domicile ainsi que dans plusieurs lieux de détention, mais sans résultat.

Selon lui, la CNIDH ne dispose d’aucune preuve permettant d’affirmer que Chadia Mukaremera aurait été arretée par la police, enlevée par des individus à bord d’un véhicule ou retenue par des membres de la population. Toutefois, il assure que des enquetes préliminaires se poursuivent afin d’éclaircir cette affaire. La commission appelle toute personne disposant d’informations susceptibles d’aider à retrouver chadia Mukaremera à coopérer avec l’institution. Elle invite également la disparue, si elle est en mesure de le faire, à donner un signe de vie.

Cette disparition relance les inquiétudes autour des cas de personnes portées disparues au Burundi. Pour certains observateurs, le fait qu’une employée d’une institution étatique chargée de la protection des droits humains soit elle-meme introuvable illustre la persistance du phénomène de disparitions forcées dans le pays.