La journaliste Sandra Muhoza remise en liberté provisoire après 23 mois de détention

 

La journaliste Sandra Muhoza, du journal en ligne, La Nova, a été libérée provisoirement dans l’après-midi de ce mercredi 4 mars 2026, à travers une ordonnance dûment produite par le Procureur Général près la Cour d’appel de Ngozi le 27 février 2026. Sandra Muhoza a été incarcérée depuis le 13 avril 2024, obtient une mise en liberté provisoire après 23mois de prison et malgré cette libération, elle reste soumise à des restrictions judiciaires graves.

Poursuivie pour « atteinte à la sûreté de l’État » et « diffusion d’informations à des étrangers », cette libération s’accompagne de plusieurs mesures restrictives que se réserve le ministère public ordonnant ainsi que la journaliste ne quitte pas la province où elle réside sans l’autorisation préalable du magistrat en charge de son dossier. D’autres conditions restreignant sa liberté de mouvement sont précisées notamment : se présenter une fois le mois devant le Magistrat instructeur, comparaitre devant le Magistrat instructeur dès qu’il en sera requis.

Rappelons que le 14 janvier 2026, le tribunal de Ngozi avait condamné Sandra Muhoza à quatre ans de prison ferme pour « atteinte à l’intégrité du territoire national » (article 597 du code pénal) et « aversion raciale » (article 253 du code pénal) et à payer 200 000 francs burundais. Les avocats de Sandra Muhoza avaient annoncé leur intention d’interjeter appel de cette décision.

Une décision saluée, mais à controverse

La remise en liberté de la journaliste a été saluée par ses avocats, sa famille, ses proches ainsi que par des membres de la communauté des professionnels des médias ainsi que des défenseurs des droits humains.

Bien que ce soit une mesure judiciaire salutaire, elle reste une grave atteinte à sa liberté au regard de ces mesures limitatives précisées. Des voix de plaidoyer appellent à la levée des mesures limitatives et plaident pour une procédure respectueuse des droits de la défense et des principes d’un procès équitable.

L’affaire Sandra Muhoza continue ainsi de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique et du milieu journalistique, dans un contexte marqué par des débats récurrents sur la liberté de la presse et l’indépendance de la justice.

Lire l’intégralité de la lettre : La lettre pour la liberte provisoire de la journaliste Sandra Muhoza

Dépouilles des militaires et blessés Burundais transférés via Rumonge

Rumonge – 27 Février 2026- Des blessés et des corps de militaires continuent d’arriver à la position de la marine Burundaise située au port de peche de Rumonge , en commune Rumonge et province Burunga. Ces ùouvements sont signalés depuis le début de la semaine, wselon des sources locales et militaires.

D’après des informations reccueillies auprès des sources militaires à l’hopital militaire de kamenge, quatorze militaires burundais blessés ont été admis dans cette structure sanitaire le lundi 23 Février 202. Ces soldats auraient été évacués depuis l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), où ils étaient déployés.

Par ailleurs,ce jeudi, plusieurs dépouilles de militaires burundais ont été signalées à la position de la marine Burundaise à Rumonge. Des habitants vivant à proximité du port de peche affirment avoir observé l’arrivée d’un bateau en provenance de la RDC transportant cinq corps sans vie. Peu après l’accostage, des ambulances de l’armée burundaise, avec à leur bord du personnel médical muni de gants et de tabliers, seraient intervenues pour procéder à l’évacuation des corps vers une destination non précise.

Selon des informations à notre disposition, ces militaires faisaient partie des troupes engagées dans les combats en cours dans dans la province du sud-kivu , notamment dans les territoires de Fizi et dans d’autres positions stratégiques. Les affrontement opposent le mouvement M23 au Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les wazalendo ainsi que des éléments de de l’armée Burundaise.

Des sources concordantes indiquent que certains soldats ont perdu la vie sur le champ de bataille, tandis que d’autres ont été blessés lors de violents combats qui se poursuivent dans la région.

Au moment de la publication du présent article, aucune communication officielle n’avait encore été faite par les autorités burundaises  concernant le nombre exact de victimes ni les circonstances précises de ces évacuations.

La situation sécuritaire au sud-kivu demeure tendue, alors que les combats entre le M23, FARDC, la coalition wazalendo et les forces burundaises continuent d’etre toujours signalés dans plusieurs localités.

 

Décès de 65 Réfugiés congolais au centre de Transit de Cishemere à Cibitoke.

Soixante-cinq personnes, dont des enfants, ont déjà perdu la vie sur le site de transit de cishemere, en commune cibitoke , province de Bujumbura. Les responsables sanitaires pointent du doigt le choléra, le paludisme, le manque de médicamants et la surpopulation extreme du camp.

Une situation sanitaire alarmante

Selon des sources médicales et administratives présentes sur le site, trois enfants sont encore décédés ce mercredi 25 février, emportés par le choléra. Les professionnels de la santé évoque une pénurie de médicamants et des conditions de prise en charge très précaires . Le site, initialement prévu pour accueillir 1000 Personnes, abrite aujourd’hui, plus de 8000 réfugiés, une surpopulation qui complique sérieusement l’accès aux soins et aux infrastructures de base.

Infrastructures insuffisantes

Les infrastructures sanitaires sont largement dépassées. Deux salles seulement servent d’infirmerie. Dans l’une d’elles, plus de cinquante enfants sont hospitalisés, parfois trois ou quatre sur un meme lit. L’autre salle accueille indistinctement hommes et femmes, sans équipements suffisants. Les réfugiés dénoncenet un abandon et des conditions de vie indignes. Outre le paludisme, la malnutrition aggrave l’état de santé de nombreux occupants.

Les autorités évoquent un manque de capacité d’accueil 

Un responsable de l’Office National chargé de la Protection des Réfugiés(ONPRA), qui collabore avec le HCR, explique que les transferts vers les sites définitifs ont été suspendu faute d’espace. Les autorités attendent l’aménagement de nouveaux sites dans les communes de Ruyigi, en province Buhumuza. Interrogé sur la multiplication des décès, ce responsable affirme qu' » il n’existe aucun endroit au monde où l’on ne meurt pas » , tout en assurant que les équipes s’efforcent de suivre la situation dans la mesure du possible. Signalons que ces décès susmentionnés datent seulement de Janvier jusqu’au 25 Février.