Soixante-cinq personnes, dont des enfants, ont déjà perdu la vie sur le site de transit de cishemere, en commune cibitoke , province de Bujumbura. Les responsables sanitaires pointent du doigt le choléra, le paludisme, le manque de médicamants et la surpopulation extreme du camp.
Une situation sanitaire alarmante
Selon des sources médicales et administratives présentes sur le site, trois enfants sont encore décédés ce mercredi 25 février, emportés par le choléra. Les professionnels de la santé évoque une pénurie de médicamants et des conditions de prise en charge très précaires . Le site, initialement prévu pour accueillir 1000 Personnes, abrite aujourd’hui, plus de 8000 réfugiés, une surpopulation qui complique sérieusement l’accès aux soins et aux infrastructures de base.
Infrastructures insuffisantes
Les infrastructures sanitaires sont largement dépassées. Deux salles seulement servent d’infirmerie. Dans l’une d’elles, plus de cinquante enfants sont hospitalisés, parfois trois ou quatre sur un meme lit. L’autre salle accueille indistinctement hommes et femmes, sans équipements suffisants. Les réfugiés dénoncenet un abandon et des conditions de vie indignes. Outre le paludisme, la malnutrition aggrave l’état de santé de nombreux occupants.
Les autorités évoquent un manque de capacité d’accueil
Un responsable de l’Office National chargé de la Protection des Réfugiés(ONPRA), qui collabore avec le HCR, explique que les transferts vers les sites définitifs ont été suspendu faute d’espace. Les autorités attendent l’aménagement de nouveaux sites dans les communes de Ruyigi, en province Buhumuza. Interrogé sur la multiplication des décès, ce responsable affirme qu' » il n’existe aucun endroit au monde où l’on ne meurt pas » , tout en assurant que les équipes s’efforcent de suivre la situation dans la mesure du possible. Signalons que ces décès susmentionnés datent seulement de Janvier jusqu’au 25 Février.