Un homme condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre de son épouse à Bururi

Le tribunal de Grande instance de Bururi a condamné, ce jeudi 5 mars 2026 , Emmanuel NIYONKURU à une peine de servitude pénale à perpétuité pour meurtre avec préméditation. Le jugement a été prononcé lors d’un procès de flagrance tenu au chef-lieu de la commune Bururi , en province Burunga.

Selon les éléments présentés devant le Tribunal, l’homme a reconnu avoir tué son épouse, Gaudence HABONIMANA, dans la nuit du 27 au 28 février 2026 à leur domicile situé sur la colline Rukere, en commune Matana et province Burunga.

A la barre, le prévenu a plaidé coupable. Il a toutefois expliqué avoir commis cet acte sous l’effet de la colère. D’après ses déclarations, le couple vivait depuis un certain temps dans un climat de conflit, marqué par des soupcons d’infidélité. Après l’examen du dossier et l’audition des différentes parties, le tribunal l’a recoonu coupable de meurtre avec préméditation et l’a condamné à la prison à pérpétuité.

A l’issue de l’audience, Emmanuel NIYONKURU a été reconduit à la prison centrale de Bururi , où il purgera sa peine.

Cibitoke/Menace de mort pour une parcelle en litige depuis 15ans

Une  veuve mère de cinq enfants nommée Caritas NDIKUMASABO a échappé de justesse à une tentative d’assassinat jeudi après-midi 5 mars 2026 sur la colline Rusororo, en zone Buhindo de la commune cibitoke. La victime, engagée depuis 15 ans dans un litige foncier devant le Tribunal de Grande instance de Cibitoke, affirme que ses agresseurs auraient voulu la tuer afin de mettre fin au procès.

La tension reste vive sur la colline Rusororo, en zone Buhindo, commune cibitoke, dans la province de Bujumbura au moment où la victime travaillait dans ses champs. Selon des informations reccueillies sur place, les faits sont produits vers 11 heures. La victime se trouvait dans un champ voisin de la parcelle foncière qu’elle dispute depuis plusieurs années avec une autre famille devant le Tribunal de grande instance de Cibitoke. Alors qu’elle récoltait le maiis, elle aurait apmercu plusieurs individus armés de gourdins  s’approcher d’elle avec l’intention de l’attaquer.

Comprenant le danger, la veuve Ndikumasabo a immédiatement crié à l’aide. Alertés par ses appels, des cultivateurs travaillant dans les champs environnants sont accourus pour lui porter secours.  A leur arrivée, les suspects avaient déjà pris la fuite. La victime affirme ne pas avoir pu identifier ses agresseurs, mais elle soupconne qu’ils auraient été envoyés pour l’éliminer afin de faire échouer la procédure judiciaire en cours.

 Une affaire foncière qui dure depuis 15 ans. 

Le litige foncier opposant la veuve à une autre famille dure depuis près de 15ans devant le tribunal de Grande instance de Cibitoke. Selon ses déclarations,  elle aurait récemment remporté la procédure concernant la procédure concernant la parcelle héritée de son défunt mari.  » Ils veulent me tuer parce qu’ils ont appris que j’ai gagné mon terrain que mon mari m’avait laissé. Je demande que justice soit rendue rapidement », a-t-elle confié, en larmes. La veuve demande également à etre protégée afin de pouvoir continuer à exploiter sa parcelle sans crainte pour sa sécurité.

Les voisins réclament une intervention rapide de la justice.

Les habitants de la colline Rusororo appellent les autorités judiciaires à accélérer la procédure afin que la veuve puisse obtenir définitivement son terrain.  » Nous savons que toute cette parcelle lui appartient. La justice devrait agir rapidement pour lui remettre son bien » , affirment plusieurs rivérains.

Contacté à ce sujet, le président du tribunal de grande instance de cibitoke indique que les autorités judiciaires comptent se rendre prochainement sur les lieux afin de trancher définitivement  ce conflit foncier. Concernat les craintes de la victime pour sa sécurité, celle-ci appelle les services de sécurité à ouvrir une enquete qfin d’identifier les auteurs présumés de la tentative d’agression et de les traduire en justice.

Violences contre les enfants en province de Bujumbura

 

En l’espace de moins de trois mois depuis le début de l’année 2026, les communes cibitoke, Mugina et Bukinanyana font face à une recrudescence alarmante de crimes visant des enfants. Trois mineurs et seize autres ont été victimes de violences sexuelles, selon des sources locales administrative et judiciaires.

Les données reccueillies auprès des responsables locaux chargés de la compilation des statistiques font état de trois enfants retrouvés morts et seize cas de viols, tous concernant les mineurs de moins de 15ans.

Un enfant de 8ans retrouvé mort à Mugina.

Dans la commune de Mugina, le corps sans vie d’un enfant de 8 ans a été découvert dans la zone Butahana, sur la colline de Rutorero. Par ailleurs, cinq cas de viol ont été signalés sur les collines de Rumvya, kibande, Nyamakarabo et Nyempundu. A ce jour, aucun suspect n’a été identifiédans le cas de cet enfant retrouvé mort.

Deux corps découverts à Cibitoke

Dans la commune de cibitoke, deux enfants ont été retrouvés morts sur les rives de la rivière Nyamagana, sur la colline de Rusiga. Quatre autres enfants ont été victimes de violences sexuelles sur les collines de Rukana, Rusororo, Ngoma et Kagazi.

Sept cas de viol signalés à Bukinanyana.

La commune de Bukinanyana enregistre à elle seule sept cas de viol d’enfants sur les collines de Nyamitanga, Bihembe, Shimwe, Nyangwe et Rangira. Selon les informations reccueillies, les auteurs présumés de ces violences sexuelles seraient notamment des creuseurs artisanaux d’or , des conducteurs de motos et des commercants. Parmi eux, seuls deux suspects auraient été arretés. Les autres circuleraient librement, bénéficiant, selon certaines sources locales, des protections liées à leur appartenance au parti au pouvoir, CNDD-FDD.

Accusation de corruption et d’impunité

Des habitants dénoncent également une banalisation des violences sexuelles contre les enfants. Selon plusieurs témoignages, certains responsables collinaires seraient accusés d’étouffer en échange de pots-de-vin, évitant ainsi leur transmission auprès des instances judiciaires. Des accusations similaires visent certains responsables de la police judiciaire., soupconnés de protéger les auteurs présumés de ces crimes. Ces pratiques suscitentla colère des parents et des défenseurs des droits de l’enfant, qui réclament sanctions exemplaires à l’encontre des coupables afin de restaurer la confiance et dissuader toute récidive.

Les autorités promettent des poursuites

Interrogés à ce sujet, les responsables administratifs des communes concernées, affirment que les cas portés à leur connaissance font l’objet de poursuites judiciaires. Ils reconnaissent, toutefois, que certaines affaires ne leur sont pas toujours signalées au niveau collinaire.  Le procureur de cibitoke confirme de sa part, que les suspects identifiés sont traduits devant les juridictions compétentes. Il appelle les responsables locaux à encourager la population à dénoncer systématiquement toute personne soupconnée de violences sexuelles afin que la justice puisse faire son travail. Face à la gravité de la situation, les organisations de défense des droits de l’enfant et les parents appellent à une mobilisation générale pour mettre fin à l’impunité et protéger les mineurs contre ces crimes odieux.

La journaliste Sandra Muhoza remise en liberté provisoire après 23 mois de détention

 

La journaliste Sandra Muhoza, du journal en ligne, La Nova, a été libérée provisoirement dans l’après-midi de ce mercredi 4 mars 2026, à travers une ordonnance dûment produite par le Procureur Général près la Cour d’appel de Ngozi le 27 février 2026. Sandra Muhoza a été incarcérée depuis le 13 avril 2024, obtient une mise en liberté provisoire après 23mois de prison et malgré cette libération, elle reste soumise à des restrictions judiciaires graves.

Poursuivie pour « atteinte à la sûreté de l’État » et « diffusion d’informations à des étrangers », cette libération s’accompagne de plusieurs mesures restrictives que se réserve le ministère public ordonnant ainsi que la journaliste ne quitte pas la province où elle réside sans l’autorisation préalable du magistrat en charge de son dossier. D’autres conditions restreignant sa liberté de mouvement sont précisées notamment : se présenter une fois le mois devant le Magistrat instructeur, comparaitre devant le Magistrat instructeur dès qu’il en sera requis.

Rappelons que le 14 janvier 2026, le tribunal de Ngozi avait condamné Sandra Muhoza à quatre ans de prison ferme pour « atteinte à l’intégrité du territoire national » (article 597 du code pénal) et « aversion raciale » (article 253 du code pénal) et à payer 200 000 francs burundais. Les avocats de Sandra Muhoza avaient annoncé leur intention d’interjeter appel de cette décision.

Une décision saluée, mais à controverse

La remise en liberté de la journaliste a été saluée par ses avocats, sa famille, ses proches ainsi que par des membres de la communauté des professionnels des médias ainsi que des défenseurs des droits humains.

Bien que ce soit une mesure judiciaire salutaire, elle reste une grave atteinte à sa liberté au regard de ces mesures limitatives précisées. Des voix de plaidoyer appellent à la levée des mesures limitatives et plaident pour une procédure respectueuse des droits de la défense et des principes d’un procès équitable.

L’affaire Sandra Muhoza continue ainsi de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique et du milieu journalistique, dans un contexte marqué par des débats récurrents sur la liberté de la presse et l’indépendance de la justice.

Lire l’intégralité de la lettre : La lettre pour la liberte provisoire de la journaliste Sandra Muhoza

Dépouilles des militaires et blessés Burundais transférés via Rumonge

Rumonge – 27 Février 2026- Des blessés et des corps de militaires continuent d’arriver à la position de la marine Burundaise située au port de peche de Rumonge , en commune Rumonge et province Burunga. Ces ùouvements sont signalés depuis le début de la semaine, wselon des sources locales et militaires.

D’après des informations reccueillies auprès des sources militaires à l’hopital militaire de kamenge, quatorze militaires burundais blessés ont été admis dans cette structure sanitaire le lundi 23 Février 202. Ces soldats auraient été évacués depuis l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), où ils étaient déployés.

Par ailleurs,ce jeudi, plusieurs dépouilles de militaires burundais ont été signalées à la position de la marine Burundaise à Rumonge. Des habitants vivant à proximité du port de peche affirment avoir observé l’arrivée d’un bateau en provenance de la RDC transportant cinq corps sans vie. Peu après l’accostage, des ambulances de l’armée burundaise, avec à leur bord du personnel médical muni de gants et de tabliers, seraient intervenues pour procéder à l’évacuation des corps vers une destination non précise.

Selon des informations à notre disposition, ces militaires faisaient partie des troupes engagées dans les combats en cours dans dans la province du sud-kivu , notamment dans les territoires de Fizi et dans d’autres positions stratégiques. Les affrontement opposent le mouvement M23 au Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les wazalendo ainsi que des éléments de de l’armée Burundaise.

Des sources concordantes indiquent que certains soldats ont perdu la vie sur le champ de bataille, tandis que d’autres ont été blessés lors de violents combats qui se poursuivent dans la région.

Au moment de la publication du présent article, aucune communication officielle n’avait encore été faite par les autorités burundaises  concernant le nombre exact de victimes ni les circonstances précises de ces évacuations.

La situation sécuritaire au sud-kivu demeure tendue, alors que les combats entre le M23, FARDC, la coalition wazalendo et les forces burundaises continuent d’etre toujours signalés dans plusieurs localités.

 

Décès de 65 Réfugiés congolais au centre de Transit de Cishemere à Cibitoke.

Soixante-cinq personnes, dont des enfants, ont déjà perdu la vie sur le site de transit de cishemere, en commune cibitoke , province de Bujumbura. Les responsables sanitaires pointent du doigt le choléra, le paludisme, le manque de médicamants et la surpopulation extreme du camp.

Une situation sanitaire alarmante

Selon des sources médicales et administratives présentes sur le site, trois enfants sont encore décédés ce mercredi 25 février, emportés par le choléra. Les professionnels de la santé évoque une pénurie de médicamants et des conditions de prise en charge très précaires . Le site, initialement prévu pour accueillir 1000 Personnes, abrite aujourd’hui, plus de 8000 réfugiés, une surpopulation qui complique sérieusement l’accès aux soins et aux infrastructures de base.

Infrastructures insuffisantes

Les infrastructures sanitaires sont largement dépassées. Deux salles seulement servent d’infirmerie. Dans l’une d’elles, plus de cinquante enfants sont hospitalisés, parfois trois ou quatre sur un meme lit. L’autre salle accueille indistinctement hommes et femmes, sans équipements suffisants. Les réfugiés dénoncenet un abandon et des conditions de vie indignes. Outre le paludisme, la malnutrition aggrave l’état de santé de nombreux occupants.

Les autorités évoquent un manque de capacité d’accueil 

Un responsable de l’Office National chargé de la Protection des Réfugiés(ONPRA), qui collabore avec le HCR, explique que les transferts vers les sites définitifs ont été suspendu faute d’espace. Les autorités attendent l’aménagement de nouveaux sites dans les communes de Ruyigi, en province Buhumuza. Interrogé sur la multiplication des décès, ce responsable affirme qu' » il n’existe aucun endroit au monde où l’on ne meurt pas » , tout en assurant que les équipes s’efforcent de suivre la situation dans la mesure du possible. Signalons que ces décès susmentionnés datent seulement de Janvier jusqu’au 25 Février.