La fermeture imminente du camp de Nduta, annoncée par les autorités tanzaniennes, fait peser un risque grave et immédiat de nouveaux rapatriements forcés de réfugiés burundais, en violation manifeste du principe de non-refoulement consacré par la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Ces retours forcés s’inscrivent dans un ensemble de violations ciblées visant à contraindre les réfugiés a retourner dans leur pays d’origine. Ces transferts soulèvent plusieurs préoccupations et des informations concordantes font état d’allégations de corruption et de manipulation des listes. Ces faits s’inscrivent dans un schéma préoccupant de violations graves et répétées visant les réfugiés burundais en Tanzanie, incluant des enlèvements, des disparitions forcées, ainsi que des actes de torture et des traitements cruels.
Dans ce contexte, le silence persistant de la communauté internationale est plus éloquent face à ces violations. Les rapatriements forcés de réfugiés burundais sont particulièrement préoccupants et susceptibles de créer un précédent dangereux pour la protection des réfugiés burundais à l’échelle mondiale parmi lesquels figurent de nombreux défenseurs des droits humains toujours dans l’impossibilité de regagner leur pays d’origine, et traduisent plus largement une grave remise en cause du respect du droit international des réfugiés.
Lire l’intégralité de la déclaration ici:Déclaration conjointe sur le rapatriement forcé des réfugiés burundais de Tanzanie 1