Ntahangwa/Deux journalistes de Jimbere remis en liberté provisoire.

Les journalistes Aline NIYONIZEYE et Olivier MANIRAMBONA, du magazine Jimbere, ont été remis en liberté provisoire ce vendredi 20 Février 2026 par le Tribunal d e Grande Instance de Ntahangwa, au lendemain de leur arrestation.

Arretés en plein reportage.

Les deux reporters avaient été interpellés jeudi le 19 février 2026 alors qu’ils couvraient l’exécution d’un jugement d’un jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de Ntahangwa. La scène se déroulait au quartier Mutanga Nord, en mairie de Bujumbura , dans le litige foncier opposant la famille du défunt Corneille BUDIGIYE à un ancien député du nom de Siméon. Selon les informations reccueillies, ce différend judiciaire portait sur une parcelle batie et durait depuis 21 ans. Après leur arrestation, les journalistes ont été conduits au cachot de la zone Ngagara où ils ont passé la nuit.

Poursuivis pour absence d’ordre de mission.

Pésentés devant le Tribunal ce vendredi pour audition, Aline NIYONIZEYE et Olivier MANIRAMBONA sont poursuivis pour manque d’ordre de mission.

Le procureur général près la cour d’appel de Ntahangwa, Eraste NDAYIRAGIJE, a déclaré que les deux journalistes n’avaient pas présenté de document attestant qu’ils étaient officiellement mandatés pour couvrir l’événement. Il leur est également reproché d’avoir refusé d’optempérer aux instructions des juges qui leur demandaient de ne pas réaliser ce reportage.

A l’issue de l’audition, le magistrat a annoncé leur mise en liberté provisoire, tout en précisant que le dossier reste pendant devant la justice. Leur matériel de travail, saisi vendredi matin, demeure sous analyse et ne leur a pas été restitué à cet instant.

Le procureur a par ailleurs souligné que les journalistes doivent présenter un ordre de mission afin d’identifier l’organe qui les mandate, ajoutant que  » Tous les journalistes n’ont pas la meme vision pour le Burundi. »    

Triple meurtre à Nyanza en province Burunga

Trois personnes, dont un enfant de trois ans et demi, ont été sauvagement assassinées dans la nuit de Mercredi 18 à Jeudi 19 Février 2026  sur la colline Mugumure, en zone Mukubano, commune Nyanza et province Burunga. Le chef de famille, actuellement en fuite, est fortement soupconné d’etre l’auteur de ce triple homicide.

Un Drame d’une rare violence 

Les trois personnes, deux femmes et une fillette, ont été tuées dans des circonstances particulièrement atroces. Les victimes sont Onorathe NTUNZWENIMANA 44ans, Yollande NINTERETSE 55ans, et la petite Editha NTAKIYINANIRA, agée de trois ans et demi. Selon des sources locales concordantes ainsi que des responsables de la sécurité en commune Nyanza, le principal suspect serait Ezechiel NZEYIMANA?époux de l’une des femmes et père de l’enfant décédée.

D’après les premières informations reccueillies, le crime aurait été commis au coeur de la nuit. Les autorités indiquent que des conflits familiaux persistants seraient à l’origine de ce passage à l’acte. Certaines sources évoquent un acte prémédité dans la mesure où le suspect aurait pris la fuite après les faits, emportant avec lui ses effets personnels. Il est activement recherché par les forces de l’ordre.

Une famille sous le choc, les autorités mobilisées.

Les proches des victimes, profondement bouleversés, réclament que justice soit rendue et que le présumé auteur de ce triple meurtre soit rapidement appréhendé et sanctionné conformément à la loi.

L’administration locale en collaboration avec la police, assure que des opérations de recherche sont en cours pour retrouver le suspect. Les autoriés appellent la population au calme et à la collaboration a fin de faciliter les enquetes en cours.

Le chef de zone cibitoke accusé d’avoir giflé un citoyen

Le chef de zone cibitoke , en commune cibitoke, aurait giflé un habitant ce jeudi 12 Février 2026 , lors d’une réunion dans le quartier cibitoke. Des témoins dénoncent des abus répétés de cet administratif, tandis que l’administrateur communal communal promet des enquetes.

Une gifle qui scandalise les habitants. 

Selon des sources locales issues des responsables collinaires de la zone cibitoke, Louis Ndayishimiye s’est rendu jeudi 12 février 2026 dsans le quartier cibitoke pour y tenir une réunion. A son arrivée, il aurait trouvé des habitants rassemblés au bord de la route et les aurait salués. L’incident serait survenu lorsqu’un homme, assis sur un banc, l’a saluésans se lever. Le chef de zone lui aurait alors asséné une gifle, lui reprochant de l’avoir salué en restant assis »alors qu’il est l’autorité ». Des témoins affirmentavoir été choqués par ce geste, estimant qu’aucun texte légal ne justifie une telle acttitude. Après l’incident, les habitants se seraient dispersés, laissant les autorités seules sur place.

Accusations de dérives et de violences nocturnes

Certains responsables collinaires évoquent d’autres comportements jugés préoccupants. Ils affirmrnt que le chef de zone M. Ndayishimiye effectuait régulièrement des descentes nocturnes, parfois vers 21heures de nuit, accompagné de jeunes imbonerakure, pour interpeller des habitants. Des témoins parlent de passage à tabac et d’amendes infligées à des personnes accusées de consommer des boissons à des heures tardives, alors qu’aucune réglémentation communale ne l’interdit formellement dans toutes les zones de la commune cibitoke.

L’administrateur communal promet des investigations 

contacté à ce sujet, l’administrateur communal de cibitoke, Eloge Najeneza, indique avoir été informé des faits.Il annonce l’ouverture d’enquetes approfondies a fin d’établir les responsabilités et de prendre les mesures appropriées, rappelant que les autorités ne sont pas censées maltraiter les citoyens.

Cibitoke/ Un corps sans vie découvert au bord de la rivière Nyamagana.

Un corps d’un homme sans vie présentant une grave blessure à la tete a été découvert ce vendredi 13 Février 2026 sur la colline de Rusiga, zone cibitoke de la province Bujumbura. Les habitants réclament l’ouverture d’une enquete approfondie, alors qu’il s’agit du quatrième cas en l’espace de trois mois et dans la meme localité.

Une maccabre découverte a été faite dans la matinée et le corps sans vie d’un homme a été retrouvé à proximité de la rivière Nyamagana. Selon des témoins sur place, la victime présentait une profonde blessure à la tete, laissant penser qu’elle aurait été frappée avec un objet contondant avant d’etre abandonnée sur les lieux. Le corps était en état de décomposition , ce qui laisse supposer que le décès remonterait à environ deux jours.

D’après les informations fournies par le chef de zone cibitoke, Louis Ndayishimiye, l’identité de la victime n’a pas encore été établie. Il n’est pas exclu que le corps ait été charrié par les eaux de la rivière Nyamagana, bien que cette hypothèse reste à confirmer. Les autorités administratives locales, accompgnées d’imbonerakure, se sont rendues sur les lieux. Le chef de zone a ordonné le transfert du corps à la morgue de l’hopital cibitoke en attendant qu’un membre d’une quelconque famille puisse l’identifier.

Une série inquiétante de découvertes. 

Les riverains affirmrnt que ce n’est pas la première fois qu’un corps est découvert dans cette localité. Selon eux, il s’agirait du quatrième cas en l’espace seulement de trois mois sur cette meme colline.

Face à cette situation jugée alarmante, les habitants demandent l’ouverture d’enquetes approfondies afin d’identifier les auteurs de ces crimes et de rétablir la sécurité dans cette zone.

Un militaire abat un jeune à Sororezo en commune Mukaza

Un militaire affecté à la garde du domicile de l’ombudsman Laurentine Kanyana a mortellement tiré sur un jeune homme, ce jeudi 5 février à l’aube, dans le quartier sororezo ,zone Nyakabiga, commune Mukaza de la province Bujumbura. L’auteur présumé a été interpellé peu après. Les habitants réclament une sanction exemplaire.

Une altercation qui dégénère .

Selon des témoignages concordants, les faits se sont produits vers 10heures du matin au domicile de Ndorera. La veille, le militaire s’était disputé avec ce dernier dans un dans un débit de boissons. Les deux hommes s’étaient toutefois réconciliés, s’échangeant des excuses avant de partager un verre après.

La victime visée à la place du père.

A l’aube, le militaire s’est rendu chez Ndorerapour le chercher. Ne le trouvant pas, il est tombé sur son fils, un jeune homme prénommé Jedi. Une discussion s’est engagée autour de la querelle de la veille. Les propos ont dégénéré et le militaire a ouvert le feu, tuant le jeune homme sur le champ, avant de tenter la fuite.

Colère des habitants et promesse de justice.

Alertés par les détonations, les habitants de la localité se sont rassemblés. Les militaires ont d’abord tenter de protéger leur collègue, mais la hiérarchie est intervenue et a procédé à son arrestation. La population exige qu’il soit sévèrement puni. Le commandant militaire local a rassuré que le dossier sera rapidement par la justice militaire compétente, tout en appelant à la population et à la famille de la victime au calme.

 

Une surpopulation carcérale alarmante au cachot du commissariat de Cibitoke

Une surpopulation carcérale alarmante au cachot du commissariat de Cibitoke

Un total de 179 détenus, dont 18 mineurs, entassés depuis le début du mois de janvier 2026 dans des conditions jugées inhumaines au cachot du commissariat de police de Cibitoke dans la province de Bujumbura. Faisant face à une surpopulation carcérale préoccupante, les adultes et les mineurs partageant les mêmes cellules, cette situation soulève de graves inquiétudes sur le respect des droits humains et des conditions de détention.

Selon les informations recueillies, ces détenus sont au total 179, parmi lesquels 18 enfants mineurs incarcérés avec des adultes, une situation qui suscite de vives inquiétudes violant la procédure pénale qui précise « qu’une détention préventive ne dépasse pas au maximum 14 jours » mais aussi et surtout que « pour la privation de liberté, les mineurs doivent être séparés des adultes »

Des conditions de détention intenables

Selon des sources policières chargées de la gestion du cachot, la surveillance des détenus devient de plus en plus difficile en raison de leur nombre excessif. Faute d’espace suffisant, certains détenus sont contraints de s’asseoir les uns sur les autres, tandis que d’autres passent la nuit debout ou près des fenêtres des cellules. Les autorités expliquent que cette situation est aggravée par le transfert continu de suspects en provenance des communes voisines, souvent sans qu’une solution durable ne soit trouvée pour leur prise en charge. Il sied de préciser que la majorité des détenus sont poursuivis pour vols qualifiés, abus de confiance, viols, meurtres, ainsi que pour le transport frauduleux de marchandises en RDC et faire traverser de ressortissants congolais en RDC via la rivière Rusizi.

Des détenus privés de justice et de soins

Plusieurs détenus dénoncent des détentions prolongées sans jugement. L’un d’eux affirme être incarcéré depuis trois mois pour une dette de 150 000 francs burundais, qu’il s’était pourtant engagé à rembourser au niveau communal. Transféré malgré tout au cachot de Cibitoke, il se dit aujourd’hui gravement malade, sans accès aux soins médicaux. D’autres détenus déclarent ne jamais voir de magistrats. Selon eux, seuls ceux disposant de relations ou de moyens financiers parviennent à être présentés devant la justice, tandis que les autres restent oubliés en détention.

Ils demandent que les procès soient organisés rapidement et que les personnes déjà condamnées soient transférées vers la prison centrale de Mpimba, afin de désengorger le cachot.

Accusations de corruption et de pratiques illégales

Certains détenus dénoncent également des paiements illégaux exigés dès l’arrivée au cachot. Un nouveau détenu devrait, selon eux, verser une somme dite de « bougie » pouvant atteindre 100000 francs burundais, dont 20000 francs reviendraient aux policiers chargés de la surveillance. Officiellement destinées à l’alimentation des détenus, ces sommes profiteraient en réalité aux responsables du cachot. Les visiteurs, quant à eux, seraient contraints de payer 2 000 francs par heure de visite, avec des frais supplémentaires en cas de dépassement, une pratique jugée abusive et humiliante.

Malades sans assistance et appel au changement

Les détenus dénoncent aussi le refus fréquent de transfert vers les hôpitaux pour les personnes malades, malgré leur droit à des soins. Ils demandent enfin une rotation régulière des policiers affectés au cachot, estimant que les longues affectations favorisent les abus et les pratiques de corruption.

Réaction des autorités

Interrogé à ce sujet, le procureur du parquet de Cibitoke reconnaît que la surpopulation est parfois due aux transferts depuis les communes. Il évoque également le manque de véhicules et de carburant pour acheminer les détenus déjà condamnés vers la prison centrale de Mpimba. Concernant les accusations de corruption visant les policiers, il dément ces pratiques, affirmant n’avoir reçu aucune plainte officielle et appelant à l’ouverture d’enquêtes en cas de dénonciations formelles.

 

Un policier arreté à Matana pour de graves violences sur mineure.

Accusé pour graves violences sur mineure, un policier du nom de Ntiranyibagira Jean Claude a été arrêté à Matana et detenu en date du 22 janvier 2026 au cahot de la police communale de Matana.

Un policier répondant au nom de Jean Claude Ntiranyibagira a été interpellé et placé en détention depuis le 22 janvier 2026 dans la commune de Matana, province Burunga. Il est accusé d’avoir violemment agressé une adolescente de 15 ans, lui causant de graves blessures. L’affaire suscite une grave indignation au sein de la population de Matana et des organisations des droits humains.

Une adolescente grièvement blessée.

Les faits se seraient produits sur la colline Vyuya, en commune Matana de la province Burunga. La victime Cynthia Irakoze, âgée de 15ans, est élève en cinquième année de l’Ecole Fondamantale (ECOFO) de Himbure. Selon les informations provenant des autorités administratives locales et du personnel médical de l’hôpital de Matana, la jeune fille a été agressée avec extrême violence, mettant sa vie en danger.

Les faits révélés par des témoins.

D’après les témoignages recueillis sur place, l’adolescente était en train de ramasser du bois de chauffage en compagnie avec d’autres enfants lorsque le policier l’aurait attaquée. Les autres enfants, témoins de la scène, affirment avoir vu l’agent de police frapper violemment leur camarade, avant de prendre la fuite pour alerter les parents de la victime.  La famille de Cynthia Irakoze indique que la jeune fille a perdu connaissance après avoir été frappé contre des pierres. Depuis le 16 Janvier, elle était dans un état critique et n’a repris la parole que le 22 Janvier, date à laquelle le présumé agresseur a été arrêté après plusieurs jours de fuite. La victime est actuellement hospitalisée depuis une semaine à l’hôpital de Matana, où elle continue de recevoir des soins.

Indignation et appel à la justice.

Les voisins, les habitants de la colline Vyuya ainsi que les organisations de défense des droits des femmes et des enfants exigent que le policier soit sévèrement sanctionné, conformément à la loi, afin de servir d’exemple et de prévenir de tels actes.

L’administratrice communale de Matana, Gloriose Niyubahwe, confirme que le policier est détenu au cahot de la police communale de Matana dans le cadre des enquêtes en cours. Elle appelle la population à faire preuve de retenue, en attendant que la justice suive son cours.

Libération des prisonniers à Ngozi/Pas à saluer mais le chemin encore long.

La libération des détenus dans les maisons de détention pénitentiaire Hommes & Femmes de NGOZI. C’est un pas à saluer pour les droits des prisonniers mais le chemin est encore long compte tenu de la surpopulation carcérale à Ngozi et dans 10 autres prisons du Burundi. Au total, 217 détenus ont été libérés ce 16 Janvier 2026 à l’issue d’une décision du Parquet Général de la République. Parmi eux figuraient 195 Hommes, 19 femmes et 3 mineurs. La cérémonie de libération a été rehaussé par la Procureure Générale, Rose NKORERIMANA.

Cette mesure s’inscrit dans la politique de désengorgement des établissements pénitentiaires, visant notammant les détenus ayant déjà purgé leur peine ou impiqués dans des infractions mineurs. Une attention particulière a été accordée aux personnes agées, aux femmes et aux prisonniers poursuivis pour des délits légers, conformément aux principes de protection des droits Humains.

Les autorités judiciaires eux-memes ont rappelé que la surpopulation carcérale constitue une violation des droits fondamantaux des prisonniers, notammant le droit à la dignité humaine, à la santé et à des conditions de détention décentes. A titre illustratif, la prison centrale de Ngozi compte actuellement 1856 détenus, alors que sa capacité d’accueil est limitée à 400 personnes.

Les Organisations de défense des droits humains et les citoyens ont salué la mesure, tout en estimant que le nombre de détenus libérés s’avère insuffisant face à l’ampleur de la surpopuation carcérale. Ils appellent à des mesures durabes, incluant l’accélération des procédures judiciaires et le respect strict des droits des personnes privées de liberté. Les autorités, de leur coté, ont exhorté les prisonniers libérés à s’engager dans des activités de développement communautaire et à respecter la  loi  afin d’éviter toute récidive. Mais certaines questions surgissent à l’esprit du défenseur et de la loi:

– Pourquoi cette libération ne touche pas d’autres détenus qui ont déjà purgé leur peine depuis des années,

– Sur fond de quelle loi la Procureure Générale libère une partie de détenus en droit d’etre   libérés laissant l’autre qui devait jouir de la libération.

On salue la mesure prise à Ngozi, tout en espérant une extention aux détenus en détention arbitraire et dans toutes les prisons.

Risques de violations graves des droits humains en cas de renvoi forcé des demandeurs d’asile

Les organisations de la société civile Burundaise sont profondément préoccupées par des informations faisant état de certains pays européens dont particulièrement la Suisse mettant en œuvre des mesures de retour forcé pour des demandeurs d’asile d’origine burundaise, ayant fui la répression et autres formes de violation des droits humains au Burundi.

À la suite de la crise déclenclée 2015, ces crimes s’inscrivent dans un contexte de violations graves et systématiques des droits humains, comprenant notamment des exécutions extrajudiciaires, des arrestations et détentions arbitraires, des actes de torture, des violences sexuelles, des traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que des disparitions forcées. Plusieurs réfugiés burundais ont personnellement subi ces violations.  Ces pratiques que les autorités suisses exercent sur les demandeurs d’asile burundais violent le principe du retour volontaire digne qui est d’ailleurs le fondement et pilier de la protection des réfugiés inscrit dans le droit international humanitaire notamment la Convention de 1951  relative au statut des réfugié en ce article 33 interdisant le refoulement.

Lire l’intégralité de la lettre ici: Lettre Société Civile Burundaise à la Suise contre le refoulement des Burundais demandeurs asile

Situation des Droits Humains des Réfugiés congolais au Burundi.

 

 Contexte Général

Depuis plus de deux semaines, des dizaines de milliers de réfugiés congolais fuyant des violences armées dans l’est de la RDC sont installés dans des camps de fortune à Cibitoke ( Cishemere) et Bukinanyana (Kansega), au Nord-Ouest du Burundi. L situation humanitaire et des droits humains y est déplorable. Les violations et atteintes aux droits humains sont une réalité dans ces milieux.

Droit à la vie et à la

Au moins douze réfugiés sont morts en une semaine, à cause principalement d’une épidémie de choléra qui sévit dans la région, aggravée par l’absence d’accès à l’eau potable, aux soins de santé, une alimentation suffisante et à des conditions d’hygiène adéquates. Ces décès, dont une majorité d’enfants, traduisent une défaillance grave dans la protection du droit à la vie.

Droit à des conditions de vie dignes.  

Les réfugiés vivent sans abris appropriés, sans latrines suffisantes et sans assistance humanitaire réguliètre. Ces conditions violent les normes internationales relatives au traitement des réfugiés, notamment le droit à un logement décent et à la dignité humaine.

Droit des enfants. 

La forte proportion de décès d’enfants révèle une vulnérabilité extreme et un manque de protection spécifique, en contradiction avec les obligations liées à la convention relative aux droits de l’enfant.

Plusieurs réfugiés dénoncent leur confinement prolongé dans des camps et réclament amélioration des conditions d’accueil ou possibilité de retour volontaire en RDC, leur pays d’origine. Le refus délibéré de leur accorder ce choix soulève des préoccupations liées à la liberté de mouvement et au consentement éclairé.

          Réponse des autorités. 

Les autorités Burundaises, à travers l’Office National pour la Protection des R2fugiés et Apatrides (ONPRA), affirment travailler avec le HCR pour relocaliser les réfugiés vers les camps officiels. Toutefois, l’assistance reste insuffisanteface à l’ampleur des besoins, et les conditions actuelles exposent les réfugiés à de graves violations de leurs droits fondamantaux.

Bref, la situation des camps de cibitoke et Bukinanyana constitue une crise humanitaire et des droits humains majeure. Des mesures urgentes sont nécessaires pour garantir l’accès à l’eau potable, aux soins, aux vivres, à la protection des enfants et au respect du choix volontaire des réfugiés, conformément aux normes Internationales des droits humains et du droit des réfugiés.