DECLARATION DES OSC INDEPENDANTE SUR LES MASSACRES DU 11-12.12.2015

« Dix ans d’impunité, de répression et de prise en otage d’un peuple abusé »

A l’occasion de la commémoration du 10ème anniversaire des massacres perpétrés par les services de sécurité du Burundi, avec la participation active des Imbonerakure en dates des 11 et 12 décembre 2015 contre les populations civiles réputées comme opposées au troisième mandat inconstitutionnel de l’ancien Président Nkurunziza, les organisations de la société civile indépendante signataires de la présente, alertent l’opinion nationale et internationale la poursuite de la répression sans relache au Burundi. Ces organisations précisent que face à ces crimes contre l’humanité, la justice burundaise, instrumentalisée par le pouvoir en place, n’a jamais mené des enquêtes crédibles pour poursuivre les auteurs et les commanditaires de ces massacres.Elles dénoncent également la responsabilité directe de l’Etat burundais. Le gouvernement du Burundi s’est retiré du Statut de Rome en 2017 pour se soustraire totalement de toute poursuite par la justice internationale. La Constitution adoptée en 2018 interdit toute extradition de ressortissants burundais, renforçant ainsi un climat d’impunité totale.

Lire l’intégralité de la déclaration ici:DECLARATION DES OSC SUR LES MASSACRES DU 11-12 Décembre 2015.

DECLARATION A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DDH

Honorer le courage et réaffirmer l’engagement des défenseurs des droits humains au service de l’humanité

Célébrée le 9 décembre de chaque année, la Journée internationale des défenseurs des droits humains (DDH) va se célébrer dans un contexte socio-politique mondial tendu comprenant des violations massives des droits humains et un verrouillage avéré de l’espace civique. Célébrer la journée internationale des DDH, c’est l’occasion de rendre hommage à ces femmes et hommes qui, souvent au péril de leur vie et de leur liberté, tiennent le coup pour protéger et promouvoir la dignité et les droits fondamentaux de tous. Les DDH agissent pour la vérité là où règne l’opacité, s’expriment pour ceux dont la voix est étouffée et incarnent la résistance pacifique face à la tyrannie. ESDDH réaffirme son soutien au courage, l’assiduité et la solidarité des DDH qui résistent à une répression farouche pour défendre la dignité humaine et mène un plaidoyer solide et éclairé pour la réhabilitation de l’Etat de droit.

L’intégralité de la déclaration ici:Déclaration Journée internationale des DDHs 2025

Un enfant blessé à Rugombo suite à l’explosion de bombes.

Une détonnation survénue tot ce matin 5 décembre 2025 près de la rivière Nyakagunda, à 200 mètres de l’église libre Méthodiste, dans le quartier Nyakagunda de la commune cibitoke et province Bujumbura. Un enfant de 12ans a été blessé et plusieurs habitations environnantes ont été touchées, ravivant les craintes liées l’instabilité séuritaire dans cette zone frontalière.

Selon les témoins  sur place, l’engin explosif serait tombé dans un champ avant que les éclats ne pénètrent dans beaucoup de maisons voisines. Les habitants pris de panique, y voient une conséquence directe des affrontements en cours sur la frontière Burundo-Congolaise.

Face à cette situation, les activités ont été paralysées dans la localité, banques ,le marché moderne de Rugombo fermées par crainte de nouvelles explosions. Les établissements scolaires ont libéré les élèves, redoutant une détérioration du climat sécuritaire.

Un second projectile a explosé près d’un poste militaire chargé de surveiller le poste frontalier de la Rusizi vers 12h30. cette fois, il n’a causé aucun dégat. Policiers, militaires et la jeunesse affiliée au CNDD-FDD Imbonerakure, ont aussitot quadrillé les lieux, éloignant les curieux attirés par les explosions, sans pouvoir déteminer l’origine exacte des tirs.

Selon les habitants, ces bombardements seraient liés aux combats qui opposent différents groupes armés dans les localités congolaises de kamanyola, Gatogota,Lubarika et Luvungi.

Le responsable communal, accompagné de commandants militaires, a tenté de rassurer la population. Il a assuré que la sécurité est sous controle et appelle chaque citoyen à signaler tout individu suspect susceptible de compromettre la tranquillité publique.

DECLARATION RELATIVE AU MAINTIEN EN DETENTION DE LA JOURNALISTE SANDRA MUHOZA PAR LA COUR D’APPEL DE NGOZI

La Cour d’Appel de Ngozi maintien en détention la journaliste Sandra Muhoza

Lors d’une audience publique tenue le 19 novembre 2025, la Cour d’Appel de Ngozi a décidé de prolonger la détention de la journaliste Sandra Muhoza, comme l’avait requis le procureur général près cette cour. Les Avocats de la défense de la journaliste Sandra Muhoza dénoncent une « décision injustifiée » et une « détention illégale ». Ses Avocats de la defense ont vivement critiqué la décision de la Cour d’Appel de Ngozi de maintenir leur cliente en prison précisant qu’elle ne repose pas sur aucune base légale et que c’est un coup dur au droit et à la justice burundaise.

Sans tergiverser, le dossier de la journaliste Sandra Muhoza a toujours révélé des imperfections et des irrégularités et est couronné des influences politiques dans son traitement depuis son arrestation jusqu’à ce jour.

Lire la suite ici: Declaration Maintien en Detention de Sandra Muhoza par la C.A Ngozi

DECLARATION DE LA SOCIETE CIVILE INDEPENDANTE SUR LE REFUS DU GOUVERNEMENT DU BURUNDI A METTRE EN APPLICATION L’ARRET DE LA COUR DE L’EAC N°1/2020 du 25/11/2021 QUI A CONFIRME L’ILLEGALITE DU TROISIEME MANDAT DU PRESIDENT DU BURUNDI EN 2015

A l’occasion du quatrième anniversaire de l’arrêt N°01/2020 de la chambre d’appel de la Cour
de Justice de l’Afrique de l’Est qui a été rendu à Bujumbura en date du 25 novembre 2021 et
qui a déclaré définitivement le troisième mandat de Nkurunziza comme étant illégal, les
organisations de la société civile burundaise signataires publient la présente déclaration afin de
rappeler le caractère contraignant de cette décision et de dénoncer son non-respect par le
Gouvernement du Burundi.

Télécharger la déclaration ici: Déclaration-quatrième anniversaire Arrêt EAC-25nov2025

Burunga/ Un correspondant du Renouveau du Burundi pris pour cible des Menaces lors d’un Repotage à Makamba

Mardi 18 Septembre 2025, une scène s’est jouée au hangar de distribution des intrants agricoles du chef-lieu de la commune Makamba au moment où Léonard Maroha faisait un reportage sur les lieux. Ce qui devait etre un reportage de routine s’est finalement transformé en véritable intimidation et menaces à l’endroit de Léonard Maroha, Journaliste correspondant du Renouveau du Burundi en province de Burunga.

Alors qu’il venait de prendre quelques photos illustrant la distribution des intrants, le journaliste a été interpellé brutalement par Dieudonné Irakoze, un jeune Imbonerakure qui supervisait l’activité du jour. Ce dernier s’est lancé à sa poursuite, tentant de l’entrainer de force à l’intérieur du hangar. Le responsable des lieux s’y est opposé, lui refusant l’accès. Le chef de zone Makamba, arrivé sur place, a rappelé qu’il connaissait le journaliste et la légitimé de son travail. En dépit de cette intervention de l’autorité zonale, Dieudonné Irakoze a continué de harceler le journaliste, allant jusqu’à exiger la suppression immédiate de toutes les photos prises.

Derrière cet acharnement, plusieurs habitants expliquent une réalité troublante » Certains imbonerakure envoyés assurer la supervision des distributions seraient en réalité à l’origine du désordre sur place. Ils exigeaient des pots de vin pour permettre à certains bénéficiares d’obtenir de grandes quantités d’intrants, alorque d’autres ne recoivent qu’un sac… ou rien du tout.

D’autres prétendaient récupérer  » les quantités destinées à leurs quartiers ou collines », pour les distribuer plutot aux commercants. Ces pratiques régulièrement dénoncées, alimentaient un réseau opaque où les volumes d’intrants sont détournés au profit de quelques privilégiés issus du parti au pouvoir. Le journaliste s’exprime clairement qu’ils voulaient masquer les magouilles qu’ils commettent.

Face à la menace, Léonard Maroha a contacté le Gouverneur de Makamba, qui aurait saisi le procureurprès la cour d’Appel de Makamba, Armand Bisese. Ce drenier prévoyait d’entammer des enquetes et de faire comparaitre Dieudonné Irakoze. Mais, l’affaire ne prendra de chemin suite à l’intrusion des autorités administratives et des cadres du CNDD-FDD intervenus pour étouffer le dossier incitant au réglement de l’affaire à l’amiable. Cela s’vère un énième signe inquiétant pour les défenseurs de la presse, qui trovent dans cet épisode une tentative explicite de faire tout témoin genant. Dans un contexte où les distributions d’intrants sont déjà entachées de favoritisme, de détournements et d’extorsions, l’agression d’un journaliste apparait comme un symptome supplémentaire d’un système qui refuse la transparence.

UNE MORT ATROCE : UN ADOLESCENT RETROUVE MUTILE SUITE A UN ACTE DE TORTURE PARTICULIEREMENT BARBARE EN COMMUNE MPANDA

UNE MORT ATROCE : UN ADOLESCENT RETROUVE MUTILE SUITE A UN ACTE DE TORTURE PARTICULIEREMENT BARBARE EN COMMUNE             MPANDA

Un adolescent de 19 ans, Nsengiyumva Labani, domestique chez un imbonerakure du nom de Akimana Ayloy résident à la 2eme transversale de la  nouvelle colline  de Caniza, zone Gihanga commune Mpanda a été retrouvé atrocement mutilé dans un canal d’eau servant à l’irrigation des cultures de riz. La victime avait été détenu préventivement et ses parents s’étaient engagés à rembourser la valeur des objets volés à l’employeur, Akimana Ayloy, sur ordre de l’OPJ et le jeune a été relâché dans la soirée du 10.11.2025 et est disparu aussitôt. Pourtant l’employeur s’y était opposé publiquement. Après trois jours de libération, le jeune Nsengiyumva Labani a été retrouvé mort, ligoté et lacéré à la machette sur tout le corps avant que ses yeux ne soient crevés, laissant supposer un acte de torture particulièrement barbare.

Integralité de l’article ici: Article Assassinat atroce a Gihanga

ESDDH dénonce ces crimes odieux, preuves d’un haut niveau de violation des droits humains, devenu un fléau national et demande aux autorités burundaises de redresser la situation avant qu’il ne soit trop tard

 

La Journaliste Sandra Muhoza de nouveau entendue par le TGI Ngozi

Après déclaration d’incompétence par la cour d’Appel de Bujumbura  du fait que l’infraction a été commise en dehors de sa juridiction, la journaliste Sandra MUHOZA  poursuivie pour Aversion raciale et atteinte à l’intégrité territoriale, a comparu mardi le 7 Octobre 2025 devant le tribunal de Grande Instance de Ngozi. Selon la défense, assurée par Me Prosper NIYOYANKANA et ses collègues, la procédure a été émaillée de beaucoup d’irrégularités. Ils ont souligné que le procureur de la République de Ngozi n’a jamais auditionné Sandra Muhoza surtout que son dossier s’est vu attribué un nouveau Numéro pour les memes chefs-d’accusation. Les avocats ont également rappellé que Sandra Muhoza est sur base d’un manadat d’arret initialement valable pourtrente jours,une détention qu’ils qualifient d’illégale.

De surcroit, ils ont insisté sur le fait que le dossier concerne les memes accusations que celles déjà examinées par la cour d’Appel de Mukaza, laquelle s’était déclarée incompéténte. A  cet effet, attribuer un nouveau numéro à un meme dossier déjà pendant en justice,revient à contourner cette décision et constitue une violation de la loi. Compte tenu de l’etat de santé fragile de la Journaliste Sandra Muhoza, souffrant des douleurs persistantes à la jambe gauche la défénse à plaider pour sa libération immédiate sur fond des dispositions légales relatives à la mise en liberté des détnus malades et, ainsi que les irrégularités du dossier. L TGI de Ngozi a indiqué qu’il rendra sa décision incéssamment et les avocats estiment que le procès ne devrait pas excèder 48heures. L’audience s’est déroulée dans une ambiance tendue, marquée par la présence de nombreux policiers et d’agents de Renseignements dont certains empechaient aux gens de s’approcher d’elle. Signalons qu’une délégation de la Commission Nationala Indépendante des Droits de l’Homme, CNIDH, a pris part à l’audience qui a duré plus de deux heures.

BURUNDI : ESDDH S’INQUIETE DES ENLEVEMENTS ET DES DECOUVERTES DES COPRS SANS VIE DEVENUS PLUS ACCRUS AU LENDEMAIN DES ELECTIONS DE 2025

Le phénomène d’enlèvements et de découvertes des corps sans vie atteint une forte fréquence et devient plus accentué avec le mois de juin 2025, période qui coïncide avec le processus électoral, au Burundi. Cette période est la plus dure et sombre pour les familles des victimes enlevées et/ou portées disparues. Selon les informations obtenues par ESDDH, cette période de 4 mois (juin à septembre 2025 est la plus sombre pour marquer des cas d’enlèvements des de découvertes des corps sans vie au lendemain des scrutins législatif, communal, sénatorial et collinaire.

Pendant cette période, il s’est fait remarquer des corps sans vie à travers tout le pays avec une très forte fréquence dudit phénomène et les principaux auteurs présumés dans ces actes ignobles sont des agents du Service National de Renseignement, des Imbonerakure (ligue des jeunes du parti au pouvoir CNDD-FDD), des policiers, des militaires en complicité avec les autorités administratives.

Lire la suite ici :Enlèvements et assassinats au  Burundi