Burunga/ Un correspondant du Renouveau du Burundi pris pour cible des Menaces lors d’un Repotage à Makamba

Mardi 18 Septembre 2025, une scène s’est jouée au hangar de distribution des intrants agricoles du chef-lieu de la commune Makamba au moment où Léonard Maroha faisait un reportage sur les lieux. Ce qui devait etre un reportage de routine s’est finalement transformé en véritable intimidation et menaces à l’endroit de Léonard Maroha, Journaliste correspondant du Renouveau du Burundi en province de Burunga.

Alors qu’il venait de prendre quelques photos illustrant la distribution des intrants, le journaliste a été interpellé brutalement par Dieudonné Irakoze, un jeune Imbonerakure qui supervisait l’activité du jour. Ce dernier s’est lancé à sa poursuite, tentant de l’entrainer de force à l’intérieur du hangar. Le responsable des lieux s’y est opposé, lui refusant l’accès. Le chef de zone Makamba, arrivé sur place, a rappelé qu’il connaissait le journaliste et la légitimé de son travail. En dépit de cette intervention de l’autorité zonale, Dieudonné Irakoze a continué de harceler le journaliste, allant jusqu’à exiger la suppression immédiate de toutes les photos prises.

Derrière cet acharnement, plusieurs habitants expliquent une réalité troublante » Certains imbonerakure envoyés assurer la supervision des distributions seraient en réalité à l’origine du désordre sur place. Ils exigeaient des pots de vin pour permettre à certains bénéficiares d’obtenir de grandes quantités d’intrants, alorque d’autres ne recoivent qu’un sac… ou rien du tout.

D’autres prétendaient récupérer  » les quantités destinées à leurs quartiers ou collines », pour les distribuer plutot aux commercants. Ces pratiques régulièrement dénoncées, alimentaient un réseau opaque où les volumes d’intrants sont détournés au profit de quelques privilégiés issus du parti au pouvoir. Le journaliste s’exprime clairement qu’ils voulaient masquer les magouilles qu’ils commettent.

Face à la menace, Léonard Maroha a contacté le Gouverneur de Makamba, qui aurait saisi le procureurprès la cour d’Appel de Makamba, Armand Bisese. Ce drenier prévoyait d’entammer des enquetes et de faire comparaitre Dieudonné Irakoze. Mais, l’affaire ne prendra de chemin suite à l’intrusion des autorités administratives et des cadres du CNDD-FDD intervenus pour étouffer le dossier incitant au réglement de l’affaire à l’amiable. Cela s’vère un énième signe inquiétant pour les défenseurs de la presse, qui trovent dans cet épisode une tentative explicite de faire tout témoin genant. Dans un contexte où les distributions d’intrants sont déjà entachées de favoritisme, de détournements et d’extorsions, l’agression d’un journaliste apparait comme un symptome supplémentaire d’un système qui refuse la transparence.

UNE MORT ATROCE : UN ADOLESCENT RETROUVE MUTILE SUITE A UN ACTE DE TORTURE PARTICULIEREMENT BARBARE EN COMMUNE MPANDA

UNE MORT ATROCE : UN ADOLESCENT RETROUVE MUTILE SUITE A UN ACTE DE TORTURE PARTICULIEREMENT BARBARE EN COMMUNE             MPANDA

Un adolescent de 19 ans, Nsengiyumva Labani, domestique chez un imbonerakure du nom de Akimana Ayloy résident à la 2eme transversale de la  nouvelle colline  de Caniza, zone Gihanga commune Mpanda a été retrouvé atrocement mutilé dans un canal d’eau servant à l’irrigation des cultures de riz. La victime avait été détenu préventivement et ses parents s’étaient engagés à rembourser la valeur des objets volés à l’employeur, Akimana Ayloy, sur ordre de l’OPJ et le jeune a été relâché dans la soirée du 10.11.2025 et est disparu aussitôt. Pourtant l’employeur s’y était opposé publiquement. Après trois jours de libération, le jeune Nsengiyumva Labani a été retrouvé mort, ligoté et lacéré à la machette sur tout le corps avant que ses yeux ne soient crevés, laissant supposer un acte de torture particulièrement barbare.

Integralité de l’article ici: Article Assassinat atroce a Gihanga

ESDDH dénonce ces crimes odieux, preuves d’un haut niveau de violation des droits humains, devenu un fléau national et demande aux autorités burundaises de redresser la situation avant qu’il ne soit trop tard

 

La Journaliste Sandra Muhoza de nouveau entendue par le TGI Ngozi

Après déclaration d’incompétence par la cour d’Appel de Bujumbura  du fait que l’infraction a été commise en dehors de sa juridiction, la journaliste Sandra MUHOZA  poursuivie pour Aversion raciale et atteinte à l’intégrité territoriale, a comparu mardi le 7 Octobre 2025 devant le tribunal de Grande Instance de Ngozi. Selon la défense, assurée par Me Prosper NIYOYANKANA et ses collègues, la procédure a été émaillée de beaucoup d’irrégularités. Ils ont souligné que le procureur de la République de Ngozi n’a jamais auditionné Sandra Muhoza surtout que son dossier s’est vu attribué un nouveau Numéro pour les memes chefs-d’accusation. Les avocats ont également rappellé que Sandra Muhoza est sur base d’un manadat d’arret initialement valable pourtrente jours,une détention qu’ils qualifient d’illégale.

De surcroit, ils ont insisté sur le fait que le dossier concerne les memes accusations que celles déjà examinées par la cour d’Appel de Mukaza, laquelle s’était déclarée incompéténte. A  cet effet, attribuer un nouveau numéro à un meme dossier déjà pendant en justice,revient à contourner cette décision et constitue une violation de la loi. Compte tenu de l’etat de santé fragile de la Journaliste Sandra Muhoza, souffrant des douleurs persistantes à la jambe gauche la défénse à plaider pour sa libération immédiate sur fond des dispositions légales relatives à la mise en liberté des détnus malades et, ainsi que les irrégularités du dossier. L TGI de Ngozi a indiqué qu’il rendra sa décision incéssamment et les avocats estiment que le procès ne devrait pas excèder 48heures. L’audience s’est déroulée dans une ambiance tendue, marquée par la présence de nombreux policiers et d’agents de Renseignements dont certains empechaient aux gens de s’approcher d’elle. Signalons qu’une délégation de la Commission Nationala Indépendante des Droits de l’Homme, CNIDH, a pris part à l’audience qui a duré plus de deux heures.

BURUNDI : ESDDH S’INQUIETE DES ENLEVEMENTS ET DES DECOUVERTES DES COPRS SANS VIE DEVENUS PLUS ACCRUS AU LENDEMAIN DES ELECTIONS DE 2025

Le phénomène d’enlèvements et de découvertes des corps sans vie atteint une forte fréquence et devient plus accentué avec le mois de juin 2025, période qui coïncide avec le processus électoral, au Burundi. Cette période est la plus dure et sombre pour les familles des victimes enlevées et/ou portées disparues. Selon les informations obtenues par ESDDH, cette période de 4 mois (juin à septembre 2025 est la plus sombre pour marquer des cas d’enlèvements des de découvertes des corps sans vie au lendemain des scrutins législatif, communal, sénatorial et collinaire.

Pendant cette période, il s’est fait remarquer des corps sans vie à travers tout le pays avec une très forte fréquence dudit phénomène et les principaux auteurs présumés dans ces actes ignobles sont des agents du Service National de Renseignement, des Imbonerakure (ligue des jeunes du parti au pouvoir CNDD-FDD), des policiers, des militaires en complicité avec les autorités administratives.

Lire la suite ici :Enlèvements et assassinats au  Burundi

La rentrée Judiciaire 2025-2026/bilan d’infractions traitées sous réserve des crimes commis par les agents de l’Etat.

Bujumbura, vendredi 26 Septembre 2025, lors de la cérémonie officielle marquant la rentrée judiciaire 2025-2026, tenue à l’hémicycle de Kigobe en mairie de Bujumbura, le procureur général de la République, Léonard Manirakiza, a présenté un bilan préoccupant des infractions traitées au cours de l’année judiciaire écoulée.

Selon le procureur général, Léonard Manirakiza, plus de 5400 cas de vols aggravés ont été enregistrés durant l’année judiciaire écoulée. Parmis les chiffres les plus alarmants,5451 cas de vols commis avec des circonstances aggravantes ont été enregistrés par le ministère public. Selon lui, ces infractions dominent les statistiques judiciaires de l’année précédente, sans que les motifs qui poussent une partie de la population à commettre ces actes ne soient clairement identifiés. Outre les vols, le parquet a également identifié et traité

  • 2505 dossiers de coups et blessures,
  • 1134 dossiers d’accidents de roulage,
  • 633 dossiers d’escroquerie,
  • 443 dossiers de faux et usage de faux,
  • 415 dossiers de viols,
  • 271 dossiers de violences conjugales,
  • 212 dossiers de rébellion,
  • 169 dossiers de destruction méchante des champs,
  • 109 dossiers de traffic illicite d’etres humains,
  • 78 cas d’abus de confiance.
  • Le procureur Général de la République Léonard Manirakiza a précisé que l’analyse des causes sous-jacentes de ces infractions sera une priorité pour l’année judiciaire 2025-2026. L’objectif,selon lui, est d’élaborer des stratégies de prévention plus efficaces pour mieux gérer et réduire la criminalité dans le pays.  Signalons que parmi les cas d’infractions et de crimes recensés, ceux qui incriminent les agents des services de l’Etat( services de renseignements policier,militaire et crimes commis par la jeunesse ,imbonerakures,affiliée au parti au pouvoir ) notamament les enlèvement qui s’exécutent à un rythme inquiétant, les exécutions extra-judiciaires, disparitions forcées, etc… n’ont pas été évoqués. Des questions multiples surviennent dans l’esprit de tout en chacun et présument l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire par l’Exécutif.

Crainte pour la vie de la Journaliste Sandra Muhoza

En date du 26 Septembre 2025 vers 15h, la journaliste Sandra Muhoza a été extirpée de la prison centrale de Mpimba à une destination non préalablement communiquée. Elle a connu un transfert de la prison de Mpimba à celle de Ngozi. Mais ce transfert n’a pas été fait sur demande de l’intéressée car cela a été fait à sa grande surprise. Selon nos sources en provenance de la justice qui gardent anonymat, cette décision aurait été pensée depuis longtemps. Sugnalons que la victime vient de passer plus de deux ans de séjour carcéral de facon illégale.

Cette décision fait suite au désistement de la cour d’Appel de Mukaza,qui s’est déclarée incompétente pour son cas, mais plutot que c’est la cour d’Appel de Ngozi qui reste seule compétente pour instruire le dossier de la Journaliste Sandra Muhoza. Son transfert mérite un suivi étroit et réaliser si rééllement elle est arrivée à Ngozi dans la mesure où dans ces derniers jours, on assiste à des détenus qui ont été sortis de la Prison de Ngozi par le Responsable de la prison en complicité avec les services de Renseignement de la localité à une destination non encore communiquée. On citerait nominativement les cas de l’Adjudant Ildéphonse Nimubona et Isidore Bayubahe qui restent introuvables depuis à peu près un mois. Nous craignons que la journaliste Sandra Muhoza risque de subir le meme sort.

Des arrestations pour fraude électorale dans le scrutin collinaire : cas de la commune Rumonge, province Burunga

Au Burundi, un scrutin collinaire a été organisé ce lundi 25 août 2025 et a vu de graves irrégularités flagrantes avec un faible engouement citoyen pour participer pleinement dans ces élections au niveau collinaire. Cela s’est passé dans plusieurs localités du Burundi comme il en est le cas de différents bureaux de vote en commune de Rumonge où six personnes ont été arrêtées pour fraude électorale, dont 3 présidents de bureaux de vote à Rumonge, dans la province de Burunga

Lire la suite ici: Rumonge. Irregularite au Scrutin collinaire 2025

 

Lettre de plaidoyer pour le renouvellement de mandat du RS au Burundi

À l’attention des Représentants permanents des États Membres et Observateurs du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (Genève, Suisse)

Les organisations signataires de la présente Lettre de plaidoyer précisent que face à la multiplication des facteurs de risque, il est impératif de proroger le mandat du Rapporteur spécial

Alors que de graves violations et atteintes aux droits humains continuent  d’être commises au Burundi dans un contexte d’impunité généralisée, et que le pays est entré dans un long cycle électoral, qui a commencé avec les élections législatives et communales de 2025 et culminera avec l’élection présidentielle de 2027, et qui est associé à de multiples facteurs de risque de violations graves des droits humains et d’atrocités criminelles, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies devrait maintenir son examen rigoureux de la situation dans le pays.   Lors de sa 60ème session (8 septembre-8 octobre 2025), il devrait proroger le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Burundi

2025 marque le dixième anniversaire du déclenchement de la crise de 2015, laquelle demeure non résolue. La 60ème session du Conseil marquera le dixième anniversaire de sa première réponse significative à la crise, la résolution 30/27, et sera la dernière session avant les dix ans de la session extraordinaire qu’il a tenue pour répondre à la crise au Burundi, le 17 décembre 2015.

Dix ans plus tard, la situation des droits humains au Burundi demeure très préoccupante et aucune réforme structurelle n’a permis de répondre aux préoccupations de longue date en matière de droits humains, de gouvernance, de justice et d’État de droit. Les violations se poursuivent en toute impunité, et la totalité des problèmes mis en évidence dans les précédentes lettres de la société civile demeurent. Il s’agit notamment d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, d’arrestations et de détentions arbitraires, d’actes de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, de violences sexuelles et sexistes, de graves restrictions aux droits à la liberté d’opinion, d’expression, de réunion pacifique et d’association, ainsi que de graves violations des droits économiques, sociaux et culturels. « En ce moment critique pour le Burundi, le mandat du Rapporteur spécial reste indispensable »

Lire l’integralité de la lettre de plaidoyer ici: HRC60 – Civil society letter on BURUNDI (French) (1)

 

DECLARATION DE ESDDH SUR LA VIOLATION FLAGRANTE DU DROIT AU LOGEMENT POUR LES PRISONNIERS BURUNDAIS

« Une prison privatisée au Burundi ? Triste réalité au cœur des préoccupations des défenseurs des droits humains »

Le droit international et la législation nationale burundaise reconnaissent un ensemble de droits fondamentaux aux détenus, même s’ils sont privés de liberté. Ces droits visent à garantir leur dignité, leur santé, leur réinsertion et à prévenir les traitements inhumain sou dégradants. Néanmoins, avec un total de 11 prisons qui hébergent des détenus de tout âge provenant de tous les coins du pays, ces établissements pénitentiaires burundais, connaissent d’énormes difficultés pour la survie des détenus y compris notamment le droit d’hébergement

Lire la déclaration ici: Declaration_Violation_du_Droit_au_Logement_pour_les_detenus_au_Burundi[1]