Appel urgent des OSC pour une approche équitable de la mémoire des crimes de génocide et crimes contre l’humanité commis au Burundi

En date du 23 juin 2025, une vaigtaine d’Organisations de la Société civile burundaise indépendante, alertent sur les dérives de la CVR dans le traitement de la mémoire des crimes commis au Au Burundi en vue de plaider en faveur d’un traitement équitable de la mémoire des crimes de génocide et crimes contre l’humanité commis au Burundi

Ces organisations dans leur appel reviennent sur la CVR est devenue un instrument politique du parti au pouvoir CNDD-FDD et ne mène qu’un travail solitaire qui ne fait que diviser la mémoire des Burundais victimes de plusieurs tragédies quiont endeuillé à la fois les Tutsi et les Hutu simultanément ou à des séquences séparées.

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Declaration publique des OSC burundaise pour les elections 5 juin 2025:Urnes sous contrôle, voix muselées : alerte de la société civile burundaise

Le 5 juin 2025, les citoyennes et citoyens burundais étaient appelés à élire leurs représentants à l’Assemblée nationale ainsi qu’aux conseils communaux. En tant qu’acteurs engagés en faveur de la démocratie, des droits humains et de la paix, nous, organisations de la société civile indépendante, avons suivi le déroulement du scrutin et documenté de nombreuses irrégularités susceptibles de porter préjudice aux résultats du vote.

Forts des principes énoncés par la Constitution de la République du Burundi, le Code électoral ainsi que les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, nous portons à l’attention des autorités et du public ce qui suit:

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Déclaration publique des OSC burundaise pour les élections 5 juin 2025

 

Des électeurs dénoncent des votes forcés en province de Cibitoke

Alors que le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, assure que le scrutin s’est déroulé dans le calme et la transparence, des habitants des communes de Mugina et Cibitoke et Gihanga parlent d’intimidations, de votes forcés et de manipulations grossières. L’opposition dénonce une parodie électorale orchestrée pour légitimer des résultats déjà connus d’avance.

Le climat électoral de ce 5 juin 2025 a été marqué par une contestation et une indignation de la part des électeurs dans les communes de Mugina, Cibitoke et Gihanga où de nombreux habitants affirment avoir été contraints de se rendre aux urnes contre leur gré. Des témoignages recueillis sur place évoquent l’existence de groupes Imbonerakure chargés de faire pression sur les citoyens, les forçant à aller voter sous la menace ou la peur de représailles.

« On nous a menacés de sanctions si nous ne votions pas. Ce n’est pas une élection, c’est une mascarade électorale pure et simple », confie un habitant de Mugina, visiblement en colère ajoutant que des cas de distribution multiple de cartes d’électeurs ont également été signalés. Selon plusieurs sources locales, certaines cartes appartenant à des personnes absentes ont été utilisées par d’autres pour voter en leurs noms.

Les responsables des partis non alignés au CNDD-FDD dénoncent une manipulation électorale d’envergure, visant à donner une légitimité fictive à un scrutin déjà verrouillé. « Les résultats qui en sortiront ne refléteront en rien la volonté du peuple. Ce scrutin est une imposture » d’après un des cadres des partis politiques de l’opposition rencontres sur place.

Face à ces accusations, les autorités locales du CNDD-FDD rejettent en bloc toute allégation d’irrégularité. Elles affirment que le vote s’est déroulé dans la sérénité et que les critiques relèvent de la mauvaise foi. « Ces allégations sont infondées ajoutant que c’est une tentative de discréditer un processus démocratique que le peuple a librement choisi », a déclaré un responsable local du parti au pouvoir en commune Mugina.

Une chose est certaine : la contestation risque de s’amplifier à mesure que les résultats seront proclamés.

 

 

Des fraudes électorales massives dénoncées en province de Rumonge

Au Burundi, le 5 juin 2025 a été une journée hors du commun pour marquer l’histoire démocratique où des burundais estimes à 6 millions d’électeurs sont appelés à élire les députes et les conseillers communaux. Le scrutin organisé dans 14 521 bureaux de vote répartis sur tout le territoire d’après les précisions de la CENI.

Néanmoins, à Rumonge, pleines irrégularités ont été signalées comme : des mandataires qui ont été refusés d’accéder aux bureaux de vote, des gens surpris en train glisser des bulletins dans l’urne pour le compte du CNDD-FDD … Ce qui suscité une manière de cacher des irrégularités en empêchant toute observation indépendante.

Le climat électoral à Rumonge a été assombri par de graves accusations de fraudes. Un responsable d’un parti politique d’opposition qui n’a pas souhaité de révéler son identité, affirme que les élections communales et législatives ont Rumomge ont été « marquées par des irrégularités flagrantes, planifiées et exécutées par les autorités administratives, les responsables du parti CNDD-FDD et les présidents de certains bureaux de vote ».

Des cas concrets de manipulation du vote ont été signalés dans plusieurs localités de la commune de Rumonge, notamment dans les quartiers urbains, à Kizuka, Minago et Kigwena et en commune Burambi province de Rumonge.

Au centre de vote situé au quartier Mugomere 1, un mandataire contacté a rapporté que le chef de ce quartier a été surpris en train de glisser une trentaine de bulletins dans l’urne, alors que peu d’électeurs s’étaient encore présentés.

Dans la zone de Kizuka, un président de bureau de vote aurait été vu en train de voter à la place des citoyens, Sur la colline Mwange, également dans la zone de Kizuka, les mandataires des partis politiques ont été empêchés d’accéder aux bureaux de vote, ce qui va à l’encontre des règles électorales en vigueur. Le même constat a été fait à Cabara zone kigwena Minago où aucun mandataire n’a été autorisé à observer les opérations électorales.

Pour un des responsables politiques dont les mandataires ont été refusés d’accéder aux bureaux de vote, cela s’interprète comme signe éloquent de fraude électorale en voulant cacher des irrégularités en empêchant toute observation indépendante.

Interpellée sur la situation, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a rappelé que « les membres des bureaux de vote n’ont aucun droit d’interdire l’accès aux mandataires munis d’accréditations délivrées par la CENI ». Mais selon les observations de journalistes de la Synergie des Médias déployés dans la région, les présidents de bureaux de vote ne disposaient pas d’équipements radio pour recevoir en direct les instructions de la CENI, compromettant ainsi la bonne crédibilité de ce processus.

 

DECLARATION SUR DES ELECTIONS LEGISLATIVES ET COMMUNALES DE JUIN 2025 COURONNEES DE TERREUR ET DE TENSION AU BURUNDI

Au Burundi, la campagne électorale pour les législatives et les communales a été lancée par la CENI en date du13 mai 2025 à Gitega et a vu la participation des hauts cadres du pays a commencer par le Président de la République Evariste Ndayishimiye.

Les élections législatives et communales prévues le 5 juin 2025, suscitent des préoccupations importantes concernant le climat politique inquiétant. Plusieurs sources ont exprimé de sérieuses préoccupations concernant les élections législatives et communales en vue. Un environnement tendu et des allégations de neutralisation de l’opposition sur la scène politique au Burundi par le parti CNDD-FDD au pouvoir depuis 2005.

L’Association Ensemble pour le Soutien des Défenseurs des Droits Humains en danger (ESDDH) s’inquiète de la détérioration de la situation des droits humains au Burundi et l’impunité qui persistent   durant la campagne électorales 2025 encours.

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Sur la route des élections burundaises : entre bruits de bottes et effondrement économique

 Rapport sur la situation pré-électoraleau Burundi 2025-2027
Publié par (EurAc Réseau Europe-Afrique centrale)
Ce rapport intitulé « Sur la route des élections burundaises : entre bruits de bottes et effondrement économique » est le fruit d’un travail de collaboration entre le secrétariat du réseau Europe-Afrique centrale (EurAc) , ses membres et des représentants de la société civile burundaise.

Déclaration conjointe « Burundi : Torture, disparitions forcées et exécutions extrajudiciaires persistent malgré les engagements de l’État »

Dix organisations de la société civile burundaise, sous la coordination de SOS-Torture Burundi et avec le soutien de la Fédération internationale des ACAT (FIACAT), de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et du Conseil international de réhabilitation des victimes de la torture (IRCT), publient ce jour un rapport alternatif de suivi sur la mise en oeuvre par le Burundi des recommandations prioritaires formulées par le Comité des Nations Unies contre la torture (CAT) au mois de novembre 2023.
Ce rapport, qui couvre la période de novembre 2023 à mars 2025, dresse un constat alarmant de la situation des droits humains au Burundi. Il révèle notamment :

Joint statement : « Burundi: Torture, enforced disappearances and extrajudicial executions persist despite the State’s commitments »

Ten Burundian civil society organisations, under the coordination of SOS-Torture Burundi and with the support of the International Federation of ACAT (FIACAT), the World Organisation Against Torture (OMCT) and the International Rehabilitation Council for Torture Victims (IRCT), are today publishing an alternative follow-up report on Burundi’s implementation of the priority recommendations made by the United Nations Committee against Torture (CAT) in November 2023.
The report, which covers the period from November 2023 to March 2025, makes an alarming assessment of the human rights situation in Burundi. In particular, it reveals:

Intimidation des opposants à la veille des élections de 2025

En date du 9 mai 2025, sur la colline Buyumpu, frontalière avec le Rwanda, de la commune Kabarore province Kayanza,  lors des travaux communautaires, un responsable collinaire du CNDD- FDD, en compagnie d’un membre du conseil communal,  a proféré des menaces  à l’endroit de quiconque ne votera pas pour le CNDD- FDD en disant qu’il aura des problèmes très sérieux.

Ce message semblait destiné à l’ensemble de la population, mais ciblait particulièrement les membres du parti CNL. « Mwaba CNL mwe, uwuzi ko atazotumbereza kunkona amenye iyo azoba. Uwutazotora CNDD- FDD tubaye turabagabisha, azogira ibibazo bikomeye ». Signifiant en Français que « Vous, membres du CNL, gare à celui qui ne votera pas pour le CNDD-FDD. Nous vous mettons en garde qu’il aura des problèmes sérieux»

Ce climat d’intimidation qui fait peur à la population soulève des inquiétudes quant à la sécurité et à la crédibilité des prochaines élections, sans participation électorale libre et transparente.

Cet incident est survenu le jour de l’ouverture officielle de la campagne Electorale par la Commission nationale indépendante (CENI) au stade Ingoma de Gitega le 9 mai 2025 où étaient présents des leaders de partis politiques ainsi que des candidats aux élections législatives, sous le haut patronage du Président de la Republique Evariste Ndyishimye qui a prévenu au public que «  ceux qui envisagent de perturber ce processus sachent que la justice leur réservera des peines très sévères »

Agression violente d’un militant de l’opposition à Nyanza-Lac : une tension politique en hausse

Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 mai 2025, Jonas Niyomwungere, membre du parti Sahwanya Frodebu et de la coalition Burundi bwa Bose, a été victime d’une agression violente à la machette sur la colline Kabo, dans la commune de Nyanza-Lac, province de Makamba.

Selon des témoins, la victime aurait été interceptée sur le chemin vers son domicile par un groupe de jeunes Imbonerakure, dirigé par Benjamin Niyomukunzi. Le motif de cette agression serait un prétendu manque de respect envers ce groupe. Jonas Niyomwungere a subi des blessures graves à la machette avant d’être secouru par des habitants de la colline, qui l’ont évacué d’urgence vers l’hôpital de Nyanza-Lac.

Cet acte de violence s’inscrit dans un climat politique particulièrement tendu à Nyanza-Lac, où les militants du CNDD-FDD, parti au pouvoir, sont régulièrement accusés d’intimidation à l’encontre des membres de partis d’opposition, en particulier ceux de la coalition Burundi bwa Bose. Des responsables de ces partis dénoncent des arrestations arbitraires, des agressions physiques répétées et une impunité persistante.